Et oui ! Nous sommes stupéfaits de revoir cette photo du terrain que le chef du village, le Zongo Naaba, venait de nous octroyer généreusement en juillet 2006.
Nous éprouvions quelques difficultés à imaginer que nous étions en mesure d’aider d’une quelconque façon nos amis Antoine Onadja et Augustin Kabré ….

à édifier une école en langue mooré pour les femmes du village.

Antoine était plein d’énergie et d’espérance…. Nous représentions la main tendue qui pouvait lui permettre de réaliser l’idéal social qu’il portait en lui depuis ses études de sociologie à la fac de Ouagadougou. Parfaitement démuni il était riche de ses idées sur les améliorations à apporter à la condition de la femme et il a su nous communiquer son enthousiasme

Nous nous sommes engagés à lui faire parvenir 1000 € en un an. L’association s’est mise à acheter de l’artisanat burkinabé à Ouaga et à vendre sur les marchés aveyronnais.
Quand nous sommes arrivés à Zongo en janvier 2008, le Centre Bangr Zaandé ou Hangar du savoir sortait de terre….

Le centre a été inauguré le samedi 31 janvier…
en présence du Tengsoba, Chef de la Terre, tranquille et bienveillant sur la communauté.
et de notre ami fidèle le Samb Naaba, Chef des étrangers
Le lundi 2 février 2008 les cinq salariés du centre étaient à leur poste de travail.
L’enseignante Aminata Ouadraogo
Augustin Kabré animateur et secrétaire
Samuel Sankara, le gardien
Dès notre retour en France, les photos des avancées sur le terrain ont commencé à nous parvenir.


Les premières distributions de céréales pour aider les familles en période de soudure alimentaire ont débuté…

Depuis février 2008, chaque mois les collaborateurs ont reçu leurs indemnités. Le centre vit, croît régulièrement et remplit ses missions….
Tags: alphabétisation des femmes-association Zoodo-ZONGO, association ZOODO-alphabétisation des femmes









L’outil utilisé reste la daba et parfois une charrue tirée par un âne.

Ils mettent leurs champs en valeur avec les techniques rudimentaires du brûlis aux effets destructeurs et de la jachère.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/tiers_0040-7356_1993_num_34_134_4750


Danielle Bleitrach
Sociologue, universitaire, militante, spécialiste des questions internationales au PCF.
Au Burkina Faso, l’usage d’outils rudimentaires pour la transformation des aliments est général.


En Europe nous ignorons l’impact de ces techniques qui accentuent la répétitivité et la pénibilité des milliers de gestes qui composent les tâches quotidiennes des femmes ». Quand les greniers sont pleins les femmes doivent piler les céréales entre 5 à 6 heures dans une journée.
« Ces travaux domestiques sont souvent prolongés par de longues heures de marche consacrées à la collecte de l’eau ou au ramassage du bois. »
En période de soudure alimentaire ou de famine, les maigres foyers domestiques ne chauffent plus guère que de l’eau dans laquelle surnagent des feuilles de baobab ou d’oseille.

Quand les mortiers se taisent, les enfants se couchent la faim au ventre et c’est bien pire pour ces mères de famille que le travail le plus harassant des jours après les récoltes où les greniers sont plein de mil, de maïs et de sorgho…