Enseignants en pays gourmantché, à l’est du Burkina Faso, Ousmane Sanga et Fatimata Manli qui conduisent leurs élèves à la réussite à leurs examens officiels, assument consciencieusement l’ensemble des responsabilités liées à leurs fonctions d’animateurs en alphabétisation. En mai, avant les débuts de la saison des pluies, ils ont mobilisé les élèves pour améliorer l’étanchéité du bâtiment qui servira d’abri pour le matériel du centre jusqu’à la fin de l’année.

Après un repas partagé pour se remettre un peu de leurs efforts, les élèves se sont remises à leurs études.

 

Pendant que Fatimata reste au centre du village de Gomooré, Ousmane parcourt en vélo les vingt kilomètres de mauvais chemins de brousse qui le conduisent au village de Tambougou. Dans ce nouveau centre l’attendent les 108 élèves venus de plusieurs villages qui sont en cours d’initiation à la lecture et à l’écriture en gulmacema avant de commencer la préparation à l’examen officiel au mois de septembre. Les habitants ont préparé les briques de banco qui permettront de construire un bâtiment qui servira à ranger le matériel, après la saison des pluies.

Voilà donc le fameux vélo chargé des fournitures scolaires, arrivées au Burkina par container, offertes par des adhérents de Fréjus. Ce matériel a fait des heureux à Tambougou qui est le village le plus pauvre que nous ayons visité à ce jour. Hors saisons des pluies, les habitants n’ont même pas d’oignons et de tomates, pour donner du goût à leur plat quotidien de « tô » de semoule de mil et de maïs….

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Le retour de Jacky, rentré il y a dix jours de Ouagadougou, nous vaut les photos de certains des enfants parrainés par des adhérents de l’association. Les voilà photographiés à l’école Pouiwindin  du village de Zongo. Quatre écoliers parrainés étaient absents le jour de son passage dans l’école, Antoine, le Coordonnateur, nous promet leurs photos pour bientôt .

Grâce Zongo, classe de CP1

Adeline Nana, classe de CP2

Boureïma Ouédraogo, Marie Sankara,  Saoudata Gnoda, classe de CP2

Balguissa Bankougou, classe de CP2

Matthieu Ilboudo, classe de  CP2

Lafissatou Belem CE1

Charly, Christine, Gilles et Marie-Magdeleine seront contents d’avoir de leurs nouvelles.

En permettant la scolarité de ces enfants, ces adhérents soutiennent le travail de Rasmata BADINI qui se consacre depuis des années au maintien de cette école et défend l’avenir des enfants du village de Zongo. Au Burkina Faso “le taux d’alphabétisation des plus pauvres est quatre fois plus faible que celui des plus riches” (source http://www.lefaso.net/)

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Nous avons reçu récemment un rapport et des photos d’Antoine Onadja, Coordonnateur des Centres co-gérés par l’association au Burkina Faso. « L’école de la deuxième chance » du Centre Bangr Zaandé propose des cours d’alphabétisation, des cours d’hygiène et de prévention, des cours de danse et  prochainement de tissage à une vingtaine de jeunes-filles de Zongo dont les familles n’ont pas les moyens de payer la scolarité dans une des deux écoles du village.

« Nous avons pu démarrer de la meilleure façon avec l’accord de tous les parents par les activités d’une journée de sensibilisation organisée avec la responsable de la Commission Espoir, Socialité et de Sensibilité tenu le 16/ 04/ 11 au CBZ avec Fatimata TAPSOBA et son équipe Balguissa et Nafissatou. »

Ces cours de sensibilisation adaptés aux jeunes sont ouverts à l’ensemble des enfants du quartier qui s’y rendent nombreux.

Chacun des enfants présents a bénéficié d’un en-cas dans un quartier où la pratique du goûter n’est pas courante.

Les jeunes filles ont reçu quelques fournitures et menus cadeaux venus de France.

Donner aux jeunes-filles de Zongo, l’opportunité d’être alphabétisées dans un contexte familial d’une extrême précarité, correspond à une priorité de l’association. L’éducation est un facteur essentiel pour la réduction de la pauvreté et des inégalités dans ce village de la banlieue non-lotie de Ouagadougou.

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L’ONG de tourisme solidaire a conduit Colette et Henri au village d’accueil « Jean Viars » où ils étaient logés dans une case.

Un beau matin Colette a appris que le groupe local de femmes spécialistes des peintures murales était commandé pour refaire un mur du village. Le dialogue a été engagé avec ses femmes et Colette s’est vue invitée dans une cour où elle a été initiée à la peinture murale réservée aux femmes en pays Kassena.

La première étape consiste à confectionner la sous-couche de préparation du mur : terre tamisée, bouse de vache et eau.

Il faut ensuite étaler cet enduit avec les mains pour le lisser.

Ensuite vient la couche de peinture à l’ancienne. Les femmes appliquent un enduit de quelques centimètres d’épaisseur constitué de terre argileuse mélangée à de l’eau de cuisson de cosses de néré.  L’enduit ainsi obtenu est de couleur brun-rouge, collant et poisseux.

Il faut ensuite éclaircir certaines parties puis lisser avec la pierre.

Les femmes tracent alors sur ce fond des motifs noirs ou blancs. Le noir est obtenu en délayant dans de l’eau un caillou noir pulvérisé (généralement le graphite). Le blanc résulte du simple frottement d’un caillou blanc (silicate de magnésium : le talc). La dernière opération consiste à passer un vernis naturel protecteur à base de l’eau de décoction des cosses de néré.

L’ambiance était très gaie : les femmes étanchaient leur soif en buvant des bières locales. Les voisines ne voulaient pas manquer le spectacle mais la femme kassena n’est pas libre de rester sans rien faire. Tout en regardant une femme crochetait un chapeau avec des lanières découpées dans les sachets plastiques.

Voilà Colettte riche de souvenirs indélébiles……

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Colette et Henri ont visité le petit village de Songo situé près de la ville de Pô dans le sud du pays.

« Nous avons été reçus par le roi après une attente devant l’entrée du palais où les sages jugeaient une mésentente de voisinage. »

Devant l’entrée se trouve une bute appelée le « Pourrou » qui est un lieu sacré dans les villages Kassena. A l’intérieur sont enterrés les placentas des enfants nés dans la cour du chef, le « Pourrou » atteste de l’ancienneté de la cour royale et de l’importance de la famille du chef. Le figuier rouge qui se trouve devant la cour royale atteste également de la puissance de la chefferie de Songo.

Les pierres sacrées à côté du figuier sont réservées aux « princes » ou aux habitants de la cour royale. Il est interdit à toute autre personne de toucher ces pierres et de s’y asseoir. Aux alentours, d’autres pierres sont réservées pour les notables du village ou les étrangers. C’est au sommet du « Pourrou » que « celui qui tape le tambour » annonce les nouvelles aux habitants du village.

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« C’est là que le Roi, coiffé d’un haut chapeau rouge, nous reçoit entouré de son protocole (4 hommes). Cinq minutes impressionnantes de silence, puis le Roi s’adresse à nous par l’intermédiaire du protocole et de notre guide. Il nous souhaite une longue vie pour nous et notre famille en France et la bénédiction de tous leurs ancêtres. »

A l’intérieur de la Cour Royale

En traversant les villages sur leur parcours, Henri et Colette ont également cherché à rencontrer les associations qui participent au développement local. Les connaissances et expériences recueillies lors de leurs rencontres présentent un intérêt certain pour ZOODO.

Ils ont échangé avec des femmes organisées en coopératives maraîchères (tomates, concombres, choux, piments) autour de trois puits.

Plus loin dans un petit village, ils ont rencontré des femmes réunies dans une coopérative maraîchère soutenue par l’ONG de voyages solidaires qui s’occupait de leur séjour. Les femmes étaient fières de montrer les débuts du forage des deux puits qu’elles arrivaient à financer grâce à leurs efforts conjugués. Eau combien précieuse … qui permettra prochainement aux familles du village de compléter leur repas quotidien et de s’enrichir un peu dans les marchés du voisinage.

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