Colette et Henri avaient réservé un séjour auprès d’une ONG qui pratique le tourisme solidaire. Ainsi, avant de nous retrouver le 27 janvier, ils ont fait tout un parcours puissamment intéressant au Burkina.
Tiébélé est une commune de 17 500 habitants située près de Pô, à 200 km au sud de Ouagadougou, dans la province du Nahouri.
« La vie des 400 personnes de la Cour Royale témoigne des traditions du peuple kassena et de l’organisation de la chefferie.
Vue de la terrasse : les « droa », petites cases rondes au toit de chaume sont pour les célibataires.
Les peintures sont faites tous les deux ans par les femmes en 3 couleurs : le noir, de la pierre volcanique, le rouge brun, de la terre, le blanc, du calcaire.
L’escalier permettant l’accès à la terrasse est taillé dans un tronc d’arbre.
Les « mangalo » maisons rectangulaires sont celles des jeunes mariés.
Les cases en forme de huit sont habitées par les personnes âgées. Ce sont les maisons-mères qui abritent l’esprit des ancêtres « dinian ».
L’entrée garantit la protection : autrefois les Kassena étaient souvent attaqués, et l’entrée des maisons rondes est très basse, d’environ 50 cm. Avant d’entrer dans la chambre principale, il faut surmonter un mur de 50 cm qui se trouve immédiatement derrière l’entrée. Il permettait au guerrier Kassena de repousser l’envahisseur mais aussi les bêtes sauvages…
Les constructions sont réalisées en matériaux locaux : terre, bois et paille.
La terre mélangée avec des fibres (écorces de certains arbres) et de la bouse de vache permet de façonner les surfaces avant de peindre.
Les poteries sont signes de richesse ».
Dans chaque maison on trouve une pierre à concasser les céréales.
Merci Colette pour cette visite guidée et tes commentaires détaillés !
Mais parlons d’un autre sujet plus important encore à nos yeux. Nous savons que vous avez reçu des Burkinabès, le témoignage de la qualité de votre chaleur amicale, de votre profond intérêt et de l’attention que vous portez à chacune des personnes rencontrées ici et là.
Tags: Cour royale de Tiébélé
Au détour d’un mail, nous voilà sollicités par l’association de grand-mères du village de Zongo que nous soutenons. Elles sortent de leur réserve habituelle et nous lancent un appel pressant.
Leur communauté subsiste grâce à la fabrique de l’épice soumbala, utilisée comme des petits blocs de Maggi dans la cuisine locale.
« Bonsoir chers partenaires,
Nous sommes heureux de vous écrire pour vous donner les nouvelles des grands mères de l’ABFAV à ZONGO qui vont toutes bien et vous saluent. Hier nous avons répondu à un appel du bureau exécutif de l’ABFAV et c’était pour rechercher des solutions pour accompagner l’activité de production du soumbala qui est en panne grâce au prix cher de la matière première.
Dans ces derniers jours, la matière première est devenue de plus en plus chère et nous nécessitons urgemment un besoin d’appui pour l’achat de la matière première pour permettre la bonne continuité de l’activité.
L’Association dispose de matériel de production grâce aux dons des partenaires locaux et de Zoodo France. Nous avons l’honneur de vous présenter une requête ainsi qu’à la marraine de l’association, Natacha, pour une recherche de ressources en faveur de l’ABFAV pour mener à bien leur activité de production de soumbala.
Nous avons evalué un besoin de 2 sacs de 100 kg de graines de néré à 80 000 fcfa le sac soit 160 000 fcfa les deux (243 €).
Nous nous engageons à un suivi de très près pour la bonne marche de l’activité.
Le Bureau de ABFAV a le regret de vous annoncer le décès de leur membre adhérente SAWADOGO Marie âgée de plus de 70 ans suite à une courte maladie.
Dans l’attende d’une suite favorable, veuillez agréer nos sentiments distingués.
Mme KABRE Goama, Présidente de l’ABFAV, vous embrasse fort.
SAWADOGO Antoine
Conseiller technique auprès de l’ABFAV »
Natacha Kouman, qui est marraine de l’association depuis 2008, est d’origine burkinabée, elle vit en France. Simple employée, elle participera à l’achat des sacs de graines de néré mais ne pourra pas leur offrir cette somme et elle se joint à nous pour vous demander votre soutien.
Nous sommes très sollicités par la misère généralisée qui sévit à Zongo. Concernant l’ABFAV nous avons promis notre soutien à ces femmes pour certaines bannies de leurs villages pour sorcellerie et abandonnées de leurs familles. Toutes cependant sont veuves ou délaissées et sans autre ressource que le fruit de ce modeste travail collectif.
Comprenons-nous bien ! Nous ne prétendons pas que seules les femmes travaillent au Burkina Faso …
Les hommes font preuve aussi de courage et d’ingéniosité au quotidien :
Leurs journées de travail sont pénibles dans un pays où le statut de chômeur et la législation du travail sont inexistants… Les adultes s’activent depuis l’aube pour assurer la survie matérielle de leurs familles.
Les Européens sont indignés par les conditions de vie des femmes burkinabées. Comme des abeilles, elles s’affairent plus de 12 heures par jour et semblent présentes sur tous les fronts.
En ville comme en brousse, le travail domestique rythme leurs longues journées. Il y a le mil à piler plusieurs fois par jour…
La corvée d’eau sous des formes diversement pénibles…
Il y a aussi la lessive, les corvées de bois, la cuisine à préparer dans des conditions rudimentaires…
Les enfants ….
Nous nous demandons comment elles parviennent à suivre, 2 à 3 heures par jour, les cours d’alphabétisation que nous proposons dans quelques points du pays et à réussir leurs examens.
Pour vos vies exemplaires de ténacité, de courage et d’abnégation, recevez notre respect et notre affection….
Nous reprenons les souvenirs de notre séjour un mois après notre retour. Nous sommes donc arrivés le 12 février, au Centre Loni Suma du quartier de Ouezzinville à Bobo Dioulasso.
Nous avons retrouvé, Madame Elisabeth Sawadogo, fidèle à son poste d’enseignante.
Jean-Jacques Griffon qui parraine le salaire d’enseignante de Mme Sawadogo (40 € mensuel) était heureux de la rencontrer enfin. Il s’est montré soucieux du développement du centre pendant son séjour à Loni Suma, contribuant personnellement à son essor.
Cette année, nous avions prévu un séjour d’une semaine supplémentaire, qui devait nous permettre de faire quelques jours de tourisme et de prendre le temps de profiter de notre séjour…
La veille de notre départ, nous avons organisé un repas convivial qui réunissait les élèves et leurs familles… Tôt dans l’après midi, les élèves se sont mises à cuisiner dans la bonne humeur pour une cinquantaine de personnes.
Les enfants tout intimidés par notre présence dans un premier temps, ont été contents de trouver un repas de fête en plein mois de février.
Beaux souvenirs que ces temps de partage ! Nous y repensons tous maintenant que notre quotidien français est bien là …
Nous avons reçu, mardi matin tôt, l’annonce téléphonique du décès de notre ami Jean-Pierre Sandwidi, qui nous touche beaucoup. Puis ce soir, un mail nous est envoyé par les représentants de la famille Sandwidi à Ouagadougou :
« La famille SANDWIDI à Dapelgo et Ouagadougou a le très profond regret de vous annoncer le décès brutal de Sandwidi Jean Pierre cofondateur de l’association Zoodo. Décès survenu le lundi 21 mars des suites d’un accident de la circulation sur l’axe Ouaga Koupéla. »
Nous présentons, mon épouse et moi, nos sincères condoléances à l’ensemble de la famille. Ce décès me peine beaucoup puisque je connaissais Jean-Pierre depuis 1983.
En effet, c’est grâce à Jean-Pierre que l’association est arrivée à Dapelgo puisque nous aidons ponctuellement la cantine de l’école et parrainons la scolarité de plusieurs orphelins du village. Nous en parlions avec le Chef de Dapelgo, lors de notre passage à l’école, le 2 février dernier.
Je soutenais Jean-Pierre et sa famille déjà depuis 1986, bien avant que l’association ZOODO, officiellement déclarée en 2005, n’existe. Depuis plusieurs mois déjà la famille Sandwidi bénéficiait du parrainage d’un adhérent de notre association. Bien sûr ce parrainage va se poursuivre car cet adhérent, va continuer à soutenir sa veuve, Albertine, et ses douze enfants. De son côté son fils aîné, Jean-Eudes, a aussi le soutien d’une marraine de l’association.
Nous avons la volonté de garder nos liens d’amitié avec le village et l’ensemble de la famille.
Le Coordonnateur de ZOODO – BURKINA, Antoine Onadja Maldia, me représentera lors de la cérémonie.
Le Bureau de l’association se joint à moi pour présenter ses condoléances à l’ensemble de la famille.
Jean-Marc Bruel
Président de l’Association ZOODO
































































