Webmaster le 22/04/2010
Si l’accueil réservé au visiteur étranger est toujours chaleureux, les Mossis* restent discrets sur les valeurs patriarcales séculaires auxquelles ils restent fidèles. A notre arrivée à Zongo, nous nous demandions, Jean-Marc et moi, pourquoi nous serions immiscés dans des coutumes et une culture ancestrales qui ne sont pas les nôtres. Il valait mieux ne rien précipiter et gagner la confiance des villageois et des autorités de Zongo.
Nos séjours répétés favorisent un discernement un peu empirique de ces valeurs et traditions. Nous avons été présentés dès 2008 aux Chefs de Zongo, le premier, le Teng Naaba est le Chef de la terre, il exerce un pouvoir politique. Enseignant de profession, le Chef de Zongo est un sage qui semble réaliser et accomplir la synthèse entre la tradition et les aspects bénéfiques du développement au service du village et de ses habitants.
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Le second chef est Le Tengsoba, propriétaire de la terre. Il est le descendant des premiers occupants de la terre et un des héritiers des chefs vaincus par les mossis au XIV ème siècle.

Dans la société précoloniale du Burkina Faso, la terre était une propriété collective dont la gestion déléguée incombait au Tengsoba, l’administrateur de la terre, missionné divin. La terre ne pouvait être sujette à une appropriation privative. Héritage communautaire,  elle n’était jamais vendue mais prêtée. Le Moagha se considère usufruitier de la terre, le véritable propriétaire étant le créateur de l’univers.

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Notre principal interlocuteur est le Samb Naaba, Chef des étrangers. Il est issu de la noblesse (Nakomsé). Présent lors de chaque moment clé du centre Bangr Zaandé, il est à la fois attentif, bienveillant et prêt à nous assister en cas de besoin.

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En raison du dénuement extrême dans lequel vivent les villageois, ce respect des racines et des traditions ancestrales constituent un ciment précieux pour l’ensemble de la communauté dont il préserve la dignité et la cohésion.
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Avant les années 60, Zongo était un village du plateau mossi comme tant d’autres.
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A partir des années 70, le village a été victime de sa proximité de Ouagadougou.  Autour de ce mégacentre urbain, une dramatique pénurie a succédé à l’abondance d’espaces d’autrefois.

Au hasard de migrations, des milliers de pauvres gens arrivés de partout et de nulle part, ont demandé à s’installer sur les terres du village.

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Des centaines de familles sont venues solliciter des concessions : comment refuser un lopin de terre à ces frères et soeurs dans le besoin ?

Des habitations se sont construites de façon de plus en plus anarchique au fil des années…

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Pour les autorités de Zongo la mission de préserver les traditions et le lien social constitue des responsabilités toujours plus diificiles à assumer. Le  Chef  de Zongo, Teng Naaba, offre son soutien aux associations qui , comme la nôtre, tentent d’améliorer le sort des habitants du village.

A côté du pouvoir coutumier, une administration et un pouvoir politique calqués sur les nôtres se sont développés sur l’impulsion  des  colons Français présents en Haute-Volta de 1898 à 1960. Le sol est devenu, depuis 1983, propriété de l’état. Nous notons que le Tengsoba de Zongo est membre de la commission municipale d’urbanisme qui tente de résorber la prolifération des habitats spontanés en lôtissant progressivement le secteur.
Les familles nécessiteuses feront les frais du lôtissement prochain de Zongo car elles se retrouveront sous peu, à nouveau contraintes d’aller construire plus loin leurs logements de fortune… Comment les suivre ?
* Mossi : dénomination francisée du peuple majoritaire du Burkina Faso (environ 7 000 000 de personnes). Le nom correct étant Moagha au singulier et Moosé au pluriel.

Dès la mi mars, Jacky nous avait envoyé des photos et nous savions que « l’équipe élargie » s’activait à la préparation de cette journée, planifiée avec l’assocaition burkinabée de lutte contre le SIDA, lors de notre séjour du mois de janvier.

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Rosine Bayala, Secrétaire du Bureau permanent, et son équipe étaient au rendez-vous: comment se passer de leur soutien technique ?

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Les habitants de Zongo avaient été conviés en bonne et dûe forme:

« Association Zóodo

Pour l’aide humanitaire aux familles du Burkina-Faso

70.79.41.26

Ouagadougou le 30/03/10

 

INVITATION


Dans le cadre de la lutte contre le SIDA (VIH) et les IST, l’association Zóodo pour l’aide humanitaire aux familles du Burkina-Faso, organise une journée d’information et de sensibilisation du public sur le SIDA et ses modes de transmissions au Centre Bangre Zandé (CBZ), le 5 avril de 10 à 20 heures à Zongo (Côté sud de Saint Dominique)

Thème : La cause du SIDA me concerne…et toi !

« SIDA wâ yella pa ka maam la foo »

 

Vous êtes tous invités à prendre part à la journée afin de bénéficier d’une large connaissance sur le SIDA et les IST.

La journée sera riche en causeries et débats. Une projection de films sera organisée.

Merci pour votre participation.

 

Le Coordinateur de Zóodo Burkina

Antoine Onadja Maldia »

 

Des moyens techniques avaient été mis à disposition et le jour J, une nombreuse assistance a pu recevoir des informations claires et complètes; à même d’éclairer et de marquer durablement les esprits, pensons nous !

 

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Une information adaptée a été prodiguée aux enfants aussi :

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Antoine sait d’expérience qu’il ne faut pas espérer intéresser les habitants de Zongo sans repas à la clé ….. Les participants ont pu calmer leur faim au cours d’un repas, préparé par le personnel féminin du centre, avec au menu du riz et du poisson des jours de fêtes.

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Après le repas, les équipements  ont été déplacés à l’extérieur de l’enceinte du centre,

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et les programmes éducatifs et de sensibilisation se sont succédés ….

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jusqu’à une heure avancée de la nuit.

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Au fil des mois de fonctionnement nos objectifs premiers des tout débuts du centre (2007-2008), se concrétisent : la cause du développement, celle du progrès social et humain avancent de façon décisive à Zongo. Nous n’y serions pas arrivés sans vous. MERCI DE VOTRE AIDE !

Dans l’organisation de la vie des villages, les femmes détiennent un rôle déterminant en matière d’équilibre social.

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Leurs attributions, leur rôle, leurs domaines de compétences sont régis par un code compliqué de comportements ancestraux lié à leur qualité de première, de deuxième, de troisième épouse, d’épouse de chef, de soeur aînée etc. Pour bien comprendre la place qu’occupe la femme dans la société traditionnelle burkinabée, il faut savoir que de tous temps les hommes ont été polygames. Actuellement, une femme  mariée sur deux vit dans un ménage polygame. Si la monogamie est entrée dans les moeurs occidentalisées des citadins, elle reste la règle en brousse dans les familles animistes et musulmanes. A l’instar d’une cinquantaine d’autres pays dans le monde la polygamie est reconnue par la loi du Burkina Faso.

Dans les mariages arrangés, les femmes semblent s’accommoder tant bien que mal des co-épouses avec lesquelles elles partagent les lourdes tâches ménagères de la concession familiale. Ainsi à tour de rôle les femmes préparent le repas du mari qui passera la nuit avec celle qui est de corvée de cuisine. Cette vie maritale n’est pourtant pas de tout repos pour l’homme : si ses épouses ne s’entendent pas et se jalousent, elles lui organisent une vie d’enfer et si elles sont complices, elles le dupent et son autorité est mise à mal….

La femme burkinabé joue un rôle économique fondamental. Elle est vaillante, prévoyante et organisée. Qualités qui en font un pilier de la société, tant au niveau de sa famille ou de son clan que dans les domaines de la production et du commerce.

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Tous les travaux ménagers incombent à la femme : chercher l’eau
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Chercher le bois de chauffe qui exige parfois de parcourir plusieurs voire des dizaines de kilomètres,
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Préparer les repas,
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Laver la vaisselle et le linge,
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S’occuper des enfants en bas âge.
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En plus, elle vend dans les marchés souvent éloignés du village
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et durant l’hivernage, participe au travaux des champs.
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Quand des cours d’alphabétisation leur sont proposés, les femmes se montrent plus motivées et empressées à y assister que leurs maris. Leur courage et leur détermination forcent l’admiration des Européens qui les rencontrent. Générer du développement en faveur de leur émancipation est un travail gratifiant : Antoine Onadja et Ousmane Sanga, qui sont au service de cette cause, en témoignent eux aussi.

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Webmaster le 01/04/2010
Rosalie est notre amie. Elle nous  a offert le gîte et le couvert lors de notre dernier séjour à Ouagadougou. Ce soir, nous tenons à lui rendre hommage. Assistante sociale, veuve d’un médecin colonel depuis 2002, elle  finit d’élever seule ses sept enfants dont le dernier n’a que 13 ans.
Rosalie est donc une femme de caractère. Nous voulons vous parler de sa lutte pour les lendemains meilleurs des plus démunis de ses compatriotes.
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La région de Ouagadougou tente d’évoluer dans un contexte d’urbanisation croissante.  Sur le plan démographique, la croissance urbaine s’est surtout effectuée par le biais d’un développement des secteurs périphériques.
En l’absence d’une politique sociale efficace et équitable, la situation de la scolarisation des enfants de 7 à 11 ans est de plus en plus difficile. L’état burkinabé ne construit pas d’écoles dans les zones non loties et l’accès à la scolarisation dans ces zones dépend de la volonté de généreux protecteurs concients du droit des enfants à la scolarisation. Naître dans une quartier ou un village non loti constitue un sérieux handicap. Les chances de développement ou de progrès social pour les enfants de ces zones se trouve gravement compromis.
Rosalie a crée à la rentrée 2009  et avec ses propres francs CFA, une école privée dans un petit village aux faibles ressources, Zactouli. Elle a contracté un emprunt pour réaliser son projet.

Partageant cet idéal de développement social, nous désirons être solidaires de ses projets et attachions beaucoup d’importance, pendant notre séjour, à la visite de l’école.

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Rosalie a respecté le modèle de construction des classes préconisé par l’administration (dimensions, capacité des classes à accueillir des élèves). Elle a obtenu l’agrément de fonctionnement et s’active à la construction d’une deuxième classe qui accueillera les élèves de CE 1 à la prochaine rentrée et ainsi de suite pendant les 4 ou 5 années avenir.
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Dans les écoles privées, c’est le fondateur de l’établissement, qui est garant de son fonctionnement, qui gère l’enseignement avec la participation des associations et du village. Pour l’instant, 19 enfants fréquentent la classe unique de CP de l’école St Clément.

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Rosalie part  régulièrement assister au début des cours et s’inquiète des absences. En chemin elle fait un détour par les terrains de jeux du village et elle conduit en classe les petits décidés à faire l’école buissonière ….

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Les enfants apprennent à lire en moré et en français.
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La jeune Benjamine, orpheline et handicapée âgée de 10 ans est intégrée aux cours. L’instituteur s’efforce de l’aider a progresser comme ses camarades.  La maman de Benjamine est porteuse d’eau,  elle a réclamé notre soutien et nous cherchons donc un parrain ou une marraine prêt à payer les 50 € annuels de scolarité pour Benjamine en septembre prochain.
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On n’arrive pas les mains nues dans une école du Burkina. Nous avons offert aux enfants des boîtes de crayons de couleurs, un luxe au Faso ! Nous attendons de beaux dessins qui seront confiés à Jacky Quéron mi-avril.
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C’est aussi la fondatrice de l’école qui recrute et gère son personnel,  en conformité avec les textes réglementaires bien évidemment. Rosalie a donc embauché le jeune Idrissa Sawadogo qui venait de terminer ses études de professeur des écoles. En absence de rentrées d’argent suffisantes, liées au faible effectif de l’école pour cette première année, c’est Rosalie qui paie son salaire.

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D’ici 2011, Rosalie construira pour Idrissa un logement de fonction dans l’enceinte de l’école. En attendant, elle le loge chez elle. Idrissa fait les  longs trajets pour se rendre à Zactouli 6 jours sur 7 à vélo : lever 5 h, retour 19 h. Le temps libre de cet enseignant exemplaire est occupé par la préparation des cours. Il s’accorde quelques heures de distraction le samedi après-midi et le samedi soir. Il reprend son travail  de préparation dès le dimanche après-midi.

Nous remercions les instituteurs qui lisent ce blog de réfléchir à un éventuel jumelage avec cette petite école de Zactouli : c’est le voeu le plus cher d’Idrissa !
Webmaster le 25/03/2010
Elle était déjà là parmi les invités, en janvier 2008, lors de l’inauguration du centre d’alphabétisation pour adultes « Bangr Zaandé ». Nos collaborateurs nous l’avaient présentée comme la Présidente de l’association des grand-mères du village. Son sourire la rend sympathique à ceux qui croisent son chemin.
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Nous ne savions rien, à l’époque, du banissement des femmes accusées de sorcellerie ou victimes du lévirat en vigueur dans certaines ethnies d’Afrique dont les mossis. Des femmes qui sont censées à la mort de leur mari, épouser un frère cadet du défunt ou un fils qu’il a eu avec une autre de ses épouses et préfèrent se priver de toute aide matérielle et de tout soutien que de se laisser rattraper par des traditions en cours dans le milieu animiste.
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Elles sont accueillies sans discrimination par Goama Kabré, venues des fins fonds de  la brousse  parmi les autres veuves de toutes conditions et essaient tant bien….
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que mal d’oublier les circonstances qui ont provoqué leur exclusion totale et définitive de leurs familles pour les quelles elles n’existent plus …

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Matériellement parlant, Goama Kabré n’avait pas grand chose à offrir à ses soeurs d’infortune : les associations burkinabées manquent cruellement de ressources. Sur un plan humain, sans Goama qui sait les réconforter, elles mourraient de chagrin. mais aussi de faim et de mauvais traîtements. Goama porte en elle une force et une foi à renverser les montagnes. Sa connaissance de l’âme de ses compatriotes fait des merveilles. Au sein de cette communauté solidaire, ouvertes à toutes, sans distinction de religions, les femmes se reconstruisent  et réapprennent à vivre et à espérer.
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La plus grande prouesse de cette Présidente d’association est d’avoir réussi l’intégration de sa communauté dans le tissu social de Zongo. Plus question de déshonneur et de sorcellerie : ces femmes sont devenues les grand-mères de tous les habitants du village. Elles trouvent toujours une gâterie à offrir aux enfants du voisinage, comme toutes les grand-mères du monde….
Le banissement est interdit par la loi qui protègent ces femmes mais comment pouvaient elles faire valoir ces droits sans moyen de locomotion, ni capacité technique ou matérielle de rédiger des dossiers. Nous rémunérons à mi-temps, Antoine Sawadogo, Trésorier de l’association au Burkina Faso, qui monte et présente avec succès des dossiers  de subventions auprès des autorités, des ambassades de pays africains, d’ONG. Au total, ces aides ne sont pas énormes, 30 € par ci 60 € par là, un point d’eau dans leurs concessions pour qu’elles n’aient plus de queue à faire à la pompe du village. La femme mossi sait gérer la vie quotidienne sans argent  liquide et ces quelques dizaines d’euros les comblent.
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Et puis Antoine Sawadogo ne perd aucune occasion pour les ravitailler ….

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Depuis janvier 2009 les grand-mères de Zongo ont une amie fidèle, Natacha  Kouman Rigal, artiste burkinabée mariée en France Secrétaire Adjointe du Bureau de l’association. Elle a été  touchée par leur misère,  lors d’un séjour dans sa famille à Ouaga et elle est devenue leur marraine et organise des spectacles à leur profit.

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Goama a adopté une fille européenne en mai 2009…. Je ne fais, ce soir, que remplir mes devoirs envers elle….

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