Webmaster le 01/04/2010
Rosalie est notre amie. Elle nous  a offert le gîte et le couvert lors de notre dernier séjour à Ouagadougou. Ce soir, nous tenons à lui rendre hommage. Assistante sociale, veuve d’un médecin colonel depuis 2002, elle  finit d’élever seule ses sept enfants dont le dernier n’a que 13 ans.
Rosalie est donc une femme de caractère. Nous voulons vous parler de sa lutte pour les lendemains meilleurs des plus démunis de ses compatriotes.
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La région de Ouagadougou tente d’évoluer dans un contexte d’urbanisation croissante.  Sur le plan démographique, la croissance urbaine s’est surtout effectuée par le biais d’un développement des secteurs périphériques.
En l’absence d’une politique sociale efficace et équitable, la situation de la scolarisation des enfants de 7 à 11 ans est de plus en plus difficile. L’état burkinabé ne construit pas d’écoles dans les zones non loties et l’accès à la scolarisation dans ces zones dépend de la volonté de généreux protecteurs concients du droit des enfants à la scolarisation. Naître dans une quartier ou un village non loti constitue un sérieux handicap. Les chances de développement ou de progrès social pour les enfants de ces zones se trouve gravement compromis.
Rosalie a crée à la rentrée 2009  et avec ses propres francs CFA, une école privée dans un petit village aux faibles ressources, Zactouli. Elle a contracté un emprunt pour réaliser son projet.

Partageant cet idéal de développement social, nous désirons être solidaires de ses projets et attachions beaucoup d’importance, pendant notre séjour, à la visite de l’école.

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Rosalie a respecté le modèle de construction des classes préconisé par l’administration (dimensions, capacité des classes à accueillir des élèves). Elle a obtenu l’agrément de fonctionnement et s’active à la construction d’une deuxième classe qui accueillera les élèves de CE 1 à la prochaine rentrée et ainsi de suite pendant les 4 ou 5 années avenir.
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Dans les écoles privées, c’est le fondateur de l’établissement, qui est garant de son fonctionnement, qui gère l’enseignement avec la participation des associations et du village. Pour l’instant, 19 enfants fréquentent la classe unique de CP de l’école St Clément.

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Rosalie part  régulièrement assister au début des cours et s’inquiète des absences. En chemin elle fait un détour par les terrains de jeux du village et elle conduit en classe les petits décidés à faire l’école buissonière ….

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Les enfants apprennent à lire en moré et en français.
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La jeune Benjamine, orpheline et handicapée âgée de 10 ans est intégrée aux cours. L’instituteur s’efforce de l’aider a progresser comme ses camarades.  La maman de Benjamine est porteuse d’eau,  elle a réclamé notre soutien et nous cherchons donc un parrain ou une marraine prêt à payer les 50 € annuels de scolarité pour Benjamine en septembre prochain.
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On n’arrive pas les mains nues dans une école du Burkina. Nous avons offert aux enfants des boîtes de crayons de couleurs, un luxe au Faso ! Nous attendons de beaux dessins qui seront confiés à Jacky Quéron mi-avril.
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C’est aussi la fondatrice de l’école qui recrute et gère son personnel,  en conformité avec les textes réglementaires bien évidemment. Rosalie a donc embauché le jeune Idrissa Sawadogo qui venait de terminer ses études de professeur des écoles. En absence de rentrées d’argent suffisantes, liées au faible effectif de l’école pour cette première année, c’est Rosalie qui paie son salaire.

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D’ici 2011, Rosalie construira pour Idrissa un logement de fonction dans l’enceinte de l’école. En attendant, elle le loge chez elle. Idrissa fait les  longs trajets pour se rendre à Zactouli 6 jours sur 7 à vélo : lever 5 h, retour 19 h. Le temps libre de cet enseignant exemplaire est occupé par la préparation des cours. Il s’accorde quelques heures de distraction le samedi après-midi et le samedi soir. Il reprend son travail  de préparation dès le dimanche après-midi.

Nous remercions les instituteurs qui lisent ce blog de réfléchir à un éventuel jumelage avec cette petite école de Zactouli : c’est le voeu le plus cher d’Idrissa !
Webmaster le 25/03/2010
Elle était déjà là parmi les invités, en janvier 2008, lors de l’inauguration du centre d’alphabétisation pour adultes « Bangr Zaandé ». Nos collaborateurs nous l’avaient présentée comme la Présidente de l’association des grand-mères du village. Son sourire la rend sympathique à ceux qui croisent son chemin.
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Nous ne savions rien, à l’époque, du banissement des femmes accusées de sorcellerie ou victimes du lévirat en vigueur dans certaines ethnies d’Afrique dont les mossis. Des femmes qui sont censées à la mort de leur mari, épouser un frère cadet du défunt ou un fils qu’il a eu avec une autre de ses épouses et préfèrent se priver de toute aide matérielle et de tout soutien que de se laisser rattraper par des traditions en cours dans le milieu animiste.
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Elles sont accueillies sans discrimination par Goama Kabré, venues des fins fonds de  la brousse  parmi les autres veuves de toutes conditions et essaient tant bien….
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que mal d’oublier les circonstances qui ont provoqué leur exclusion totale et définitive de leurs familles pour les quelles elles n’existent plus …

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Matériellement parlant, Goama Kabré n’avait pas grand chose à offrir à ses soeurs d’infortune : les associations burkinabées manquent cruellement de ressources. Sur un plan humain, sans Goama qui sait les réconforter, elles mourraient de chagrin. mais aussi de faim et de mauvais traîtements. Goama porte en elle une force et une foi à renverser les montagnes. Sa connaissance de l’âme de ses compatriotes fait des merveilles. Au sein de cette communauté solidaire, ouvertes à toutes, sans distinction de religions, les femmes se reconstruisent  et réapprennent à vivre et à espérer.
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La plus grande prouesse de cette Présidente d’association est d’avoir réussi l’intégration de sa communauté dans le tissu social de Zongo. Plus question de déshonneur et de sorcellerie : ces femmes sont devenues les grand-mères de tous les habitants du village. Elles trouvent toujours une gâterie à offrir aux enfants du voisinage, comme toutes les grand-mères du monde….
Le banissement est interdit par la loi qui protègent ces femmes mais comment pouvaient elles faire valoir ces droits sans moyen de locomotion, ni capacité technique ou matérielle de rédiger des dossiers. Nous rémunérons à mi-temps, Antoine Sawadogo, Trésorier de l’association au Burkina Faso, qui monte et présente avec succès des dossiers  de subventions auprès des autorités, des ambassades de pays africains, d’ONG. Au total, ces aides ne sont pas énormes, 30 € par ci 60 € par là, un point d’eau dans leurs concessions pour qu’elles n’aient plus de queue à faire à la pompe du village. La femme mossi sait gérer la vie quotidienne sans argent  liquide et ces quelques dizaines d’euros les comblent.
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Et puis Antoine Sawadogo ne perd aucune occasion pour les ravitailler ….

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Depuis janvier 2009 les grand-mères de Zongo ont une amie fidèle, Natacha  Kouman Rigal, artiste burkinabée mariée en France Secrétaire Adjointe du Bureau de l’association. Elle a été  touchée par leur misère,  lors d’un séjour dans sa famille à Ouaga et elle est devenue leur marraine et organise des spectacles à leur profit.

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Goama a adopté une fille européenne en mai 2009…. Je ne fais, ce soir, que remplir mes devoirs envers elle….

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La présentation du centre Loni Suma serait incomplète sans un aperçu des talents et de la passion qui anime le jeune Aboubacar Samaké.

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Il propose ses randonnées aux visiteurs européens. A ce jour, des membres de l’association, seuls Jocelyn et Noé l’ont suivi. Nous manquons, Jean-Marc et moi. de temps pour faire du tourisme lors de nos séjours… Pourtant, Aboubacar connaît  parfaitement les merveilles de sa région des Hauts-Bassins.

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Il vous fera découvrir les villages captivants et atypiques de sa province.

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Autre univers fascinant, celui de Roland Sawadogo, notre fournisseur en artisanat, lui même artiste. Il fait parti du cercle fermé des artistes et artisans de Bobo Dioulasso.

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Si vous rêvez de découvrir l’Afrique, sachez que Zóodo offre aussi la possibilité de pratiquer un tourisme  100% équitable. Les bénéfices des ventes d’artisanat et des randonnées touristiques sont réinjectés dans le développement de l’alphabétisation des femmes de la ville de Bobo Dioulasso.

Webmaster le 18/02/2010

Nous sommes arrivés à Bobo Diuolasso le 25 janvier et ce que nous avons constaté nous a convaincus : le centre avance à son rythme et remplit ses missions.

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Quel bonheur de se retrouver là, à l’ombre du manguier, avec  tous nos amis du sud-ouest, qui rime au Burkina Faso aussi, avec bonne humeur !

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La bonne marche du centre dépend de Jérôme Mayabouti, animateur, et de Elisabeth Sawadogo, enseignante en langue dioula.
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Il y a aussi Agnès Mayabouti qui effectue son travail de secrétaire, gère la vie quotidienne du centre et s »occupe du gîte et de ses hôtes.
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Le gardien, Ibrahim Ouâba, veille sur la maison et ses visiteurs.
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Actuellement le gîte est loué à Adeline, étudiante française, en mission dans un orphelinat de la ville pour une durée de 6 mois.

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Henri Bosco Bayo est conseiller du centre et burkinatologue dans la vie.
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Le centre s’anime dès qu’elles sont là : les femmes bobos sont expensives, elles aiment la plaisanterie et s’expriment librement.

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Les 40 élèves sont réparties en 2 groupes A et B qui suivent leurs cours du lundi au vendredi de 15 à 16 h et de 16 h à 17 h. Madame Sawadogo considère que les conditions d’apprentissage sont optimales en groupes de 20 élèves maximum. : apprendre à l’âge adulte  est singulièrement difficile.
Dans 6 mois les élèves passeront leur premier examen. Madame Sawadogo recherche l’efficacité dans son travail. Elle garantit des résultats honorables. Pour cela, elle ne ménage ni ses efforts, ni son temps !
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Webmaster le 11/02/2010

Nos séjours dans l’est du Faso sont synonymes de retrouvailles avec nos amis de Zaka et de Dapelgo, province de Kouritenga : Paul Silga et Sylvain Kaboré.

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Nous recevons un bogolan magnifique : « Quand le coq chantera demain, recevez nos bénédictions !

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Il est bon de savoir que quelque part, à 6500 km de chez nous, des gens comptent sur notre amitié pour eux, sur notre soutien et qu’ils nous vouent une amitié fidèle.

Cette amitié existait hier, en 2004, quand Paul Silga prenait ses fonctions de Directeur de l’école toute neuve de Dapelgo.

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Elle perdure aujourd’hui, grâce au nouveau Directeur de l’école, Sylvain Kaboré

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Et demain grâce au suivi de nos relations avec l’école, le village et notre volonté commune d’avancer ensemble.

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Merci Noé, Jocelyn, Yves, Angèle qui travaillez avec nous aux relations entre l’association et les habitants de Dapelgo… Zóodo s’est développée au cours des deux dernières années mais nous restons solidaires de cette petite école du bout du monde ….

En ce début d’année 2010, l’école se porte bien !  L’ensemble du village se réjouit de l’excellente nouvelle du jumelage de l’école de Dapelgo avec une des écoles du village aveyronnais de Montbazens,

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Cette année, il y a cinq classes chargées à Dapelgo. Quatre dans la petite école de Montbazens

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Maternelle Petite et Moyenne Section

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1ère année

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Maternelle Grande Section – CP

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2 ème année

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3 ème année

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4ème année
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5ème année

Six orphelins de Dapelgo comptent sur l’association pour poursuivre leur scolarité.

Martial, Paul et Pierre Dima qui ont perdu leur papa pendant le séjour de Jocelyn et Noé en août 2008

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Pascaline Kolesnoré
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Germaine Sandwidi

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Arouna Sandwidi, le jeune élève doué du village qui a quitté Dapelgo en septembre et poursuit brillamment son année de sixième, dans un collège pilote de Ouagadougou.

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Nous avons trouvé pour les enfants de Dapelgo des petits ambassadeurs français….
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C’est une chance pour l’ensemble de ces enfants d’ici
et de là bas, n’est-ce pas ?