Quand son chemin a croisé le nôtre en février 2008, Marie avait 6 ans et sa maman venait de mourir. Nous venions d’embaucher son papa au poste de gardien du centre de Zongo. Samuel s’inquiétait pour l’avenir de sa fille, enfant vulnérable s’il en était … Nous avons répondu présents…

Les hommes ne s’occupent pas du quotidien des enfants. C’est sa grand-mère, arrivée de son village de brousse qui a pris en charge la petite orpheline.

Marie a reçu des soins médicaux appropriés. Antoine Onadja, le Coordonnateur des centres d’alphabétisation, a veillé à l’achat de compléments alimentaires et à sa renutrition. Et ces bons traîtements ont fait merveille : Marie a gagné régulièrement en poids et en vitalité.
Dès la rentrée des classes fin septembre 2008, Antoine l’a inscrite à l’école « Pouiwindin » du village. Et puis, nous avons trouvé une marraine, Christine, qui paie l’école et l’entretien mensuel de Marie.

La grand-mère de Marie n’arrivait plus à la préparer correctement pour l’école. A son âge, aller chercher de l’eau à la pompe du village devenait difficile. Son papa était très souvent absent.
Bénéwendé et Lazare Ouédraogo, le pasteur du village, l’ont accueillie chez eux en mai 2009 où Marie est élevée avec les quatre enfants de la maison. Elle bénéficie enfin de soins de qualité.
Marie est une élève appliquée et elle a accueilli la rentrée 2009 avec plaisir.

De temps à autre, les Bruel viennent de France pour passer quelques semaines à Zongo et c’est la fête !
Son papa vient en visite le temps d’une veillée.
Il habite tout près. Marie passe le samedi soir et le dimanche avec sa grand-mère.
Quand Marie est au milieu des amis de son âge, elle sourit enfin !
« Chers amis de Zoodo France,
Nous sommes très contents de vous lire et de vous écrire ce matin pour vous donner les nouvelles du terrain.
Par la grâce de Dieu tout va bien.
Sylvain à bien reçu son argent par envoi STMB.
Nous vous envoyons les photos de Dapelgo par rapport à l’argent reçu et utilsé pour la cantine scolaire. Les enfants d’une seule voix remercient leurs amis de l’école de Montbazens et la famille Dullin.
Nous avons reçu des jolis dessins faits par les enfants que nous vous enverrons par voie postale la semaine prochaine.
Ici tout va bien et nous vous souhaitons tous bon courage pour notre lutte commune pour faire avancer et changer les choses au quotidien.
Merci. Amitiés
Antoine «


Rappelez vous de Appolinaire, petit non-voyant âgé de 5 ans. que nous avons pris sous notre protection depuis mai 2009. Cette photo a été prise l’an passé.
Grâce à ses marraines Mireille et Isabelle, Appolinaire fréquente l’Ecole des Jeunes Aveugles située dans le secteur 9 de Ouagadougou (quartier de Gounghin). Ces derniers mois, vu son jeune âge, il a suivi des stages d’éveil et il est inscrit à cette école en braille pour la prochaine rentrée.
« L’enfant mal voyant a un développement plus lent que l’enfant normal car il doit pallier au manque d’information visuelle par le développement de ses sens supplétifs et intégrer ces diverses informations pour structurer son environnement. Une prise en charge précoce par une équipe de professionnels incluant de façon importante les parents et les proches permettra cependant un développement harmonieux ».
Appolinaire était inquiet, imprévisible, casse-cou et tellement attachant. Il déborde d’énergie et il s’est mis à rechercher la compagnie des enfants de son âge et le « courant passe bien »…


Le déclic a eu lieu et il est parti à la découverte du vaste monde ….
L’artisanat contribue au développement économique du Burkina Faso de plusieurs manières :
- Il aide les villageois et les paysans à acquérir des revenus monétaires en saison sèche.
- Il contribue à résorber le chîomage par les emplois qu’il crée
- Il participe pour 15% au Produit National Brut contre 7 % pour l’industrie
- Le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) permet aux artisans de faire connaître leurs produits et de rencontrer d’autres professionnels de l’artisanat. Il attire tous les deux ans beaucoup d’étrangers qui lors de leur séjour au Burkina font fonctionner les hôtels, les restaurants, les taxis etc….
Les produits artisanaux :
- La menuiserie et la sculpture du bois. Les Burkinabès sont des sculpteurs réputés. Les techniques ancestrales se transmettent au sein des familles des villages de brousse, toujours en recherche de compléments de ressources, pour nourrir leurs nombreuses parentées.

- La ferronnerie d’art. Les ferronniers mossi jouissent dans les villages d’un certain prestige car l’ancêtre des Mossé KIizzy Kinté était maréchal ferrant, ferronnier.
- La poterie est l’activité artisanale la plus répandue dans le pays et le domaine réservé des femmes (dans le village, la potière est souvent l’épouse du forgeron, qui travaille lui aussi avec le feu).
- Maroquinerie
Grand pays d’élevage, le Burkina Faso utilise depuis toujours les peaux des bovins et des moutons pour le cuir. Celui-ci sert aussi bien à fabriquer des sacs et besaces de différentes tailles, que des sandales ou des parements pour des paniers.
- La vannerie à l’aide de la paille, des fibres du rônier ou de raphia, les tiges sèches de mil fournit des corbeilles, des cordes, des nattes, des chapeaux etc….

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Le tissage file et tisse le coton du Burkina : le Faso Dan Fani, pagne tissé est connu de toute l’Afrique de l’Ouest. Le tissage traditionnel sur un minuscule métier, ne pouvant fabriquer qu’une bande d’étoffe étroite, est toujours pratiqué. Mais avec cet outil rudimentaire, le tisserand burkinabè est capable de réaliser des merveilles. Notamment de splendides couvertures polychromes aux motifs géométriques, sans oublier les magnifiques tenues traditionnelles encore portées aujourd’hui, aussi bien à la campagne qu’à la ville où son port a une forte connotation identitaire.
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La peinture sur tissus avec : les bogolans tissus traditionnels entièrement tissés à la main et teintés à l’aide de matières végétales et d’argile.
- Les calebasses, ou fruit du calebassier appartiennent à la même famille que les citrouilles. De formes variées, elles sont utilisées dans la vie quotidienne pour la fabrication d’objets divers : récipients, bol à boissons, jouets, caisse de résonance pour certains instruments de musique ….Certaines sont décorées soit par incision au couteau soit par la technique de la pyrogravure qui consiste à inciser la paroi du fruit avec une fine lame rougie au feu et passée ensuite au charbon de bois.

- La technique de la cire perdue est utilisée par les bronziers qui façonnent des statues en bronze. Les maîtres bronziers ouagalais, ici notre ami et fournisseur Yacouba Zoundi, ont une réputation internationale.
Au Burkina, tout le temps que durent les travaux agricoles, c’est-à-dire de mai à août-septembre, les marchés de villages habituellement bien approvisionnés en articles de toutes sortes, ne proposent plus à l’acheteur que bétail et vivres.

Clients et vendeurs discutent âprement le prix d’une chèvre, d’un mouton ou de volailles, solidement attachés sur le porte-bagages de la mobylette ou du vélo tout le temps que durent les transactions. Puis, on se précipite pour acheter des provisions.
Les provisions de mil et de maïs suffisent généralement pour nourrir la famille. Sauf en période de soudure grave, comme c’est le cas cette année à Zongo et ailleurs au Burkina où des centaines de villages s’installent progressivement dans la famine dès le mois de mai.
Pour les ménages pauvres la décapitalisation est à l’ordre du jour (vente de volailes, de porcs, de chèvres, de brebis et d’agneaux). Augustin, animateur au centre de Zongo nous explique: « Ce n’est pas de gaieté de coeur que ma Maman vend ses truies pour payer la scolarité de mes petites soeurs, acheter des médicaments et puis, que faire quand la famille n’a plus rien à manger ? ».
Les ménages moyens et pauvres tentent de ce procurer des vivres, en monnayant des produits de cueillette, sauvages ou cultivés qui viennent renforcer l’alimentation des plus démunis. Avoir un manguier dans sa concession fait souvent la différence.
Certains ont pour seul recours les emprunts à des taux usuriers et pour rembourser les pères de famille n’ont plus qu’à s’expatrier en Côte d’Ivoire où le Burkinabè est apprécié pour son endurance au travail ou à vendre leurs filles comme domestiques à des familles aisées de Ouagadougou où elles travailleront « cadeau » jusqu’à 18 heures par jour avec comme salaire deux bols de tô quotidiens.Telle est là-bas, loin de l’Europe, leur dure réalité …