Ne vous y trompez pas ! Il y a quelques verts paradis où tout pousse au Burkina Faso. Il sont rares et les Burkinabés tentent de s’adapter à des conditions médiocres de production ….
La terre des villages du plateau mossi que nous parrainons est toute autre …..
L’agriculture au Burkina Faso est fortement soumise aux différents aléas climatiques. Pays sahélien, son climat n’est pas favorable à l’agriculture. Les pluies sont rares et les sols pauvres en général.
Les champs se couvrent d’une herbe maigre et rase à la saison des pluies de juin à septembre quand tout va bien…
Les techniques agricoles sont rudimentaires : de la daba

A la charrue pour quelques familles aisées….
Le rendement à l’hectare est très faible : la moyenne nationale de la production céréalière et d’une tonne à l’hectare (dix fois moins qu’en France).
Pour l’instant les pluies sont au rendez-vous mais il est trop tôt pour parler des récoltes 2010. Alors, comme eux, nous espérons que cette année le travail des paysans permettra de nourrir les populations.
Nous commençons à travailler à la conception d’un site de l’association. Nous cherchions à symboliser l’action de Zôodo.
Des femmes de Zongo…

Au plus beau symbole de l’Afrique qu’est le boabab…..



La synthèse africaine de nos actions a été réalisée lors d’une rencontre au Festival Wassa N’Africa. Nous avons sympathisé avec un jeune artiste sénégalais, Emé Dogue. Ses tableaux sont élaborés à partir de grains de sable de multiples couleurs : le résultat est remarquable. Emé a créé le logo de l’association : nous vous présentons la « Liseuse sous le baobab ».
Il s’agit d’un équipement ménager complet …
D’un repas de fête composé de riz et de poisson…
Du même repas de fête….
D’un spectacle exceptionnel ….
Et d’un petit enfant de Zongo à la fois unique et comme tant d’autres dont la détresse nous hante….
Cette semaine, nous vous laissons le soin de conclure !
Au Burkina Faso, les femmes sont victimes de plusieurs inégalités qui commencent dès leur naissance et se prolongent tout au long de leur vie. Elles sont la cible de nombreuses discriminations qui sont les conséquences d’un ensemble de facteurs sociaux, culturels, religieux, etc. C’est ainsi qu’elles ont un faible accès à la scolarisation, à l’alphabétisation, à l’emploi et restent plus touchées par la pauvreté et les mauvaises conditions de vie.
La gent féminine s’active dès son plus jeune âge : 10 ans et déjà trois enfants sur les bras pendant que maman travaille pour rapporter de quoi nourrir la famille….

Une prise de conscience au niveau des femmes a amené ces dernières à créer de nombreuses associations et réseaux qui aboutissent à :
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Encourager un esprit d’entraide et de solidarité entre les femmes,
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Favoriser l’épanouissement de la femme à travers des activités réellement génératrices de revenus décents,
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Participer à la lutte contre les fléaux sociaux que sont les violences conjugales, les grossesses non désirées, les MST et le VIH/sida.
C’est le projet du « Centre Bangr Zaandé » de Zongo, village de la banlieue de Ouagadougou, qui a pris depuis février 2008 cette fonction de maison de quartier, à la fois point de rencontre, d’information et de solidarité. A travers l’alphabétisation et des activités génératrices de revenus nous faisons avancer la cause des femmes.
Aller à l’école au Burkina Faso est une chance, seulement 5 garçons et 4 filles sur 10 y ont accès…
Avoir de surcroît, un vélo et un cartable neufs ….. Nous ne nous trompons ni d’enfant, ni de quartier. C’est la belle histoire de Boureïma qui avant la rentrée 2009 gardait les moutons alors qu’il souffre de séquelles de polio. Ses parrain et marraine, Charly et Iléane ont remporté cette victoire sur la fatalité …

Autre témoignage de solidarité :
En rentrant de Ouaga, vous vous en souviendrez peut-être, nous avions lancé un appel pour le parrainage de la scolarité de quatre jeunes orphelins de Zongo. Peu de temps après, Gilles et Gisèle nous faisaient part de leur désir de parrainer un enfant. Nous leur avons indiqué que nous avions trouvé un parrainage pour Boureïma et que nous payions depuis le mois d’octobre pour ses quatre camarades de classe, en attendant de trouver des parrains pour eux. Ils ont été incapables de choisir et ils paient pour Demou, Dimitri, Abibou et Balkissa…Un peu chaque mois, Rasmata Badini, Directrice de l’Ecole Pouiwindin, y consent sans difficultés…
Balkissa et Abibou.
Nous leur donnons au fil des mois de réelles chances à venir…
