En marge de la rentrée réussie dans le village de Huntaandenni, Nafissatou nous confiait il y a quelques jours encore les inquiétudes que lui inspire la situation de Tani, sa collègue et amie : « Jusqu’à présent il n’y a pas de convoi de militaires dans son secteur. C’est pour cela pour le moment qu’ elle ne peut pas partir de Yamba. Je viens juste de l’appeler pour confirmer si elle va bien avec tout sa famille. Elle m’a fait savoir qu’ elle et ses enfants ne se sentent pas et qu’il n’y a même pas de médicaments pour eux dans leur hôpital. Rien pour prendre soin des malades. Ça c’est très triste ! Que Dieu nous garde, merci beaucoup à vous tous pour vos efforts. Je vous embrasse et que Dieu vous apporte aussi une longue vie. »
Puis hier soir avec la photo jointe : « Comme Tani est triste de sa situation, elle est découragée et elle dépérit. C’est là dans cette cour qu’elle vit en famille actuellement « .
Triste en effet ! Nos efforts financiers conjugués arrivent à Tani relayés prudemment par Nafissatou. Hélas dans la situation de cette petite localité, comment se procurer des médicaments et des vivres quand la pénurie est totale, les sources d’approvisionnement presque nulles après le passage des terroristes et la menace de leur proximité qui plane sur le secteur ?
Nous remercions là encore Nafissatou d’apporter son réconfort à Tani dans sa situation actuelle et celle de ses six enfants.
Nafissatou nous te remercions d’assurer Tani de notre solidarité et de notre amitié !
Nous ne manquerons pas de vous prévenir à la moindre amélioration.

Dans le Gourma les enseignantes connaissent le poids que représente la charge d’alphabétiser des adultes, et dans des conditions difficiles, liées entre autres, aux conditions d’insécurité.
Nafissatou Toguyéni assure la rentrée du Centre de Huntaandeni. Les femmes et les enfants sont alphabétisés sur place en l’absence d’école puisque les principales routes et chemins sont minés.
Au cœur de son métier nous sommes touchés par la quête remarquable qu’elle vient de nous confier : favoriser des activités de sensibilisation pour que les élèves développent la foi en elles-mêmes et apprennent à bien gérer leurs vies. Pour les enfants s’y ajoute le respect des adultes.
Les enfants reçoivent, eux aussi, des apprentissages adaptés à leurs âges … Nafissatou travaille sans relâche afin que les petits du village reçoivent eux aussi les enseignements de base en Gourmantchéma : lecture, écriture et une initiation au calcul.

Voilà la séance de gym des plus petits :
Nous te remercions tous Nafissatou, pour ton courage, ta persévérance et ton amour du travail bien fait. Un immense merci pour ton travail de développement social et humain dans le Gourma ! Amitiés à tous.
Jean-Marc & Anne-Marie Bruel
Pour Zoodo
Hier matin tôt, Casimir Ouédraogo, le responsable de Zoodo-Burkina a quitté Bobo Dioulasso en car espérant atteindre une destination lointaine : la province du Gourma à l’extrémité Est du Burkina-Faso.

Le voyage est long est difficile en cette saison des pluies car les routes sont inondées et impraticables à de nombreux passages qui mènent au Gourma.
Casimir nous informe qu’il doit négocier en route, son passage escorté pour les centres de Huntaandeni et Binadéni. Quel courage ! Nous lui souhaitons succès pour ses projets concernant les centres de la région du Gourma.
Autre nouvelle d’une haute importance : depuis le 26 juillet, Nafissatou Toguténi nous avait signalé la disparition d’une des enseignantes, Tani Odagou, chassée de Diabo avec les villageois par les terroristes djihadistes. Nous étions préoccupés par l’absence de nouvelles. Dans sa fuite Tani n’avait pas eu le temps d’emporter son portable. Enfin, hier soir Nafissatou Toguyéni la coordinatrice du Gourma nous a donné la nouvelle :
« Bonsoir bonsoir bonsoir, je vous jure que je suis très très contente de vous annoncer que j’ai localisé Tani, actuellement elle est retournée à Yamba mais c’est très difficile pour elle de venir à Fada sans le convoi.
Gloire à Dieu.
Le convoi, nous apprend Nafissatou, ce sont des soldats qui accompagnent des gens des villages pour atteindre la ville et se déplacer sur les axes dangereux de la province.
La nouvelle mission urgente de Casimir et Nafissatou est de mettre Tani et sa famille à l’abri du danger dans un village à l’écart des routes. Nous sommes en attente de nouvelles que nous vous communiquerons.
Nous vous remercions pour votre fidélité et vos gestes de solidarité qui vont nous permettre de réinstaller Tani dans un village hors des zones où sévit l’insécurité.
Amitiés à tous.
Avant la clôture des centres de la région de Fada N’ Gourma, les élèves sont passées par une formation de fabrication de paniers et de sacs en nattes plastiques.

Et voilà la sensibilisation des enfants des villages à l’hygiène.
Enfin les femmes ont passé leurs examens d’état d’Alphabétisation des Adultes.
Les examens ont eu lieu dans les écoles primaires parce qu’on avait peur des vents et des pluies violentes ces temps derniers. Voilà les femmes de l’atelier de Huntaandeni
Nous avons reçu ces photos le mois dernier et nous nous sommes empressés de demander des nouvelles et des photos de Tani, en particulier pour Franck son parrain. Elle enseigne bien dans un village du Gourma mais Nafissatou n’a pas pu s’y rendre du fait de la dangerosité des routes.
Les photos datent de quelques mois !
Un atelier de fabrication du soumbala, condiment fabriqué à base des graines de l’arbre néré, fonctionne régulièrement. Il offre un complément de revenus aux élèves.
Nous félicitons chaleureusement l’équipe des enseignantes et leurs élèves pour leur courage et leur persévérance.
Ne baissez pas les bras ! Amitiés à vous tous.
Jean-Marc & Anne-Marie Bruel
Pour l’Association Zoodo
Quelques heures après la parution de cet article, nous avons eu une mauvaise nouvelle du Gourma. Tani, une des enseignantes de l’association qui travaillait dans la région de Fada N’Gourma, a été chassée avec les villageois, de la petite commune de Diabo par des djihadistes. Concernant Tani, Nafissatou la Coordinatrice du Gourma dit qu’elle a su d’une des amies de Tani qu’elle est partie sans son portable. Elle est avec ses enfants. Nafissatou appelle une sœur de Tani pour essayer d’avoir des nouvelles !
Evariste Sorgho de l’atelier Wend La Mita nous a contactés en nous exposant les soucis de survie de l’outil de travail du groupe de travailleurs handicapés. Ils sont nos amis depuis 2007 et nous vous demandons de prendre au sérieux leur appel à l’aide.
« Bonjour
Sinon on voulait vous voir avec notre problème actuellement on a un problème avec le propriétaire de l’atelier. On a des crédits de loyers donc le bailleur vient de nous dire si on va pas payer le loyer il va nous faire sortir parce que comme ya plus travail on fait 5 mois sans argent pour payer on voulait vous solliciter. Même si c’est une commande que vous allez nous faire pour qu’on puisse payer le loyer ses 5 mois 25000fr le mois. Le tout fait 125000fr (200€) sinon si on sort dans cette maison on peut plus avoir une maison pareille à ce prix merci de votre compréhension que Dieu nous garde association des artisans handicapés Wend la Mita. »
Nous lançons une alerte et nous vous demandons ce soir de leur venir en aide et nous vous remercions pour votre solidarité. Amitiés à tous.
LES RÉSULTATS DE NOTRE APPEL :
Ce mardi 11 juin, Roger Kaboré le partenaire Burkinabè de Zoodo qui vit en région parisienne, a pu envoyer 265 € à Évariste grâce à votre générosité.
Message d’Évariste : « Bonsoir comment vous allez ? Dans la soirée Roger vient de m’envoyer l’argent. Merci beaucoup à toute l’association. Wend la mita vous dit merci que Dieu vous garde.








Avant la clôture des centres de la région de Fada N’ Gourma, les élèves sont passées par une formation de fabrication de paniers et de sacs en nattes plastiques.









