Webmaster le 11/03/2012

Mireille et Suzanne ont fait une incursion en brousse, dans l’est du pays, à près de 400 km de Ouagadougou et 18 km de Fada N’Gourma. La réception que leur a réservé la population les a beaucoup touchées. Voici le témoignage de Mireille :

« Tambougou, j’adore et Tambougou se mérite…
Donc pour moi c’était la première fois. Déjà, pour y arriver… il faut un guide…
Après avoir quitté la route goudronnée, place à la piste en latérite…bonjour la poussière soulevée, puis la piste est plus ou moins défoncée ensuite dans la brousse , on ne peut pas dire qu’il y a une piste… on passe entre les arbres, on double un cycliste un âne chargé tout cela au milieu de « rien « ( en apparence).

Arrêt BAOBAB, caresser le baobab, quel arbre majestueux et imposant, superbe !

Après 18 km de « pistes » , Tambougou, village fait en terre crue, en paille, émotion au cœur du village, je suis avec tous ces gens adorables…

Rituel de passage par la case du chef et tout son cérémonial, là, comme je vous avais promis, don d’oignons, tomates, aubergines, plusieurs sacs plastique remplis…

Et il faut attendre le signal du départ donné par le chef.
A pied nous sommes allées au hangar du savoir, fait en « paille »,

Et là, surprise, accueillies par un chant qui nous était dédié… j’avoue que pour moi ce fut encore un moment très, très fort, au fin fond de la brousse des femmes nous attendaient….

Puis Fatimata a donné un cours de calcul (en démonstration).

Et vint le moment d’échange, quel âge avons-nous?… Pourquoi sommes nous comme cela malgré notre âge!!! Nombre d’enfants…

Avant le départ, photo traditionnelle, avec grands sourires, puis (re) chants et danse… Quelle ambiance ! quelle chaleur (humaine) !

Remise de l’argent à Fatimata qui fut surprise et a beaucoup apprécié (de la part d’Arlette, et de moi pour l’école).

Petit tour vers l’énorme baobab, qu’il est beau ! des enfants nous ont pour Suzanne et moi faits tomber des « pains de singe », pour notre plaisir.

Retour au village, passage par la case du chef, petits bonjour aux enfants (qui sont beaux) et nous voilà de retour à notre 4×4 avec 2 poulets … vivants, comme cadeau.

Sous le manguier, tout le village était là pour un au revoir….


Que d’émotions encore ce jour là et partout les gens nous saluent, nous adressent un sourire un petit coucou de la main… ça change de beaucoup de blancs !!! »

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Nos amies Mireille et Suzanne ont séjourné du 14 au 29 février au Burkina Faso. Elles viennent de rentrer avec des photos qui nous touchent.

Régulièrement nos collaboratrices du Centre Bangr Zaandé préparent des bouillies qui viennent compléter les rations insuffisantes que les enfants reçoivent en cette période de pénurie généralisée.

Une foule d’enfants se pressent devant le portail du centre.

Mireille et Suzanne ont participé à une de ces opérations.

Un « grenier du coeur » vient également soutenir les familles les plus démunies :

Le village de Zongo est, en temps ordinaire déjà, un des plus pauvres de la grande périphérie de Ouagadougou. Cette modeste réponse humanitaire, mise en place face à la détresse de la population, limite l’impact de la famine et aide les habitants de Zongo à attendre des lendemains meilleurs.

La Coordination de ZÓODO Burkina, nous prie de remercier les généreux donateurs français qui ont permis l’existence de ce dispositif.

Webmaster le 14/02/2012

Nous avons défini comme une priorité, l’amélioration de la communication avec les centres d’alphabétisation situés loin de la capitale. Un mail d’Elisabeth Sawadogo, enseignante en Dioula, reçu ce soir nous fait très plaisir:

« Bonjour Mr Jean Marc et Anne Marie,

Nous sommes très heureux de pouvoir vous écrire à travers l’internet et de pouvoir vous communiquer mes mails et ceux de Mr Brahima Woba .

Ici la formation se passe très bien Mr Casimir est gentil avec nous. Nous vous remercions beaucoup. Je salue et remercie mon parrain Mr Jean Jacques Griffon. Grâce à vous nous pourrons aussi communiquer sur le Net et vous permettre de suivre nos activités et rapports avec vous.

NB ci-jointes les photos de notre formation sur le net au centre AJA APEJE. »

Notre partenaire du quartier de Ouezzinville Casimir Ouédraogo, jeune animateur à l’AJA APAJE a dispensé une formation de 40 h aux salariés du centre.
Initiation à Windows, Word, Excel et Internet

– Scannage document
– Impression document
– Connaissance des composantes et
fonctionnement de l’ordinateur
– Bureautique saisie traitement de texte
– Comptabilité conception d’une feuille
de calcul, comptabilité.
– Navigation sur Internet, création et
gestion des mails et correspondance.
– Scanné des documents avec un scanner
– Apprendre a imprimé un document

Elisabeth et Ibrahim peuvent poursuivre leur formation et nous écrire dans l’enceinte de la maison des jeunes qui pratique des tarifs sympathiques pour que les jeunes du quartier puissent s’y rendre sans souci.

Reçu le 15 février :

« Salutations de Bobo à vous tous ;
Nous sommes contents que les photos et notre message vous soient parvenus et nous avons pu les apercevoir dans le blog et ça fait plaisir de voir ça. Que c’est instructif l’outil informatique;communication fiable et rapide ! Merci à tous ceux qui se battent dans l’ombre pour nous.

Anice an ka fooli b’a bee y’e alla q’a démé Mr Woba et Mme Sawadogo »

Webmaster le 17/01/2012

L’éducation est un droit humain fondamental essentiel pour les peuples en quête de progrès économique et social.

ÉLèves du centre Loni Suma de Bobo Dioulasso

Le Burkina Faso est l’un des pays les moins alphabétisés au monde avec plus de 75 % d’analphabètes parmi les adultes avec 78,2 % des hommes et 84,8 % des femmes et un taux de scolarisation de 44.6% (données UNICEF). Ainsi, le pays souffre fortement du manque d’enseignants au niveau du primaire. Dans tout le pays, l’interruption des cours et les classes de plus de 120 élèves sont monnaie courante.

  • « Le français reste la langue officielle, mais il n’est réellement compris que par environ 20 % de la population. Malgré le poids démographique imposant des langues nationales au Burkina, le statut de langue officielle et celui de langue internationale font en sorte que la français pèsent progressivement dans la vie sociale et économique du pays. Cela dit, la langue véhiculaire à Ouagadougou reste le  mooré (langue des Mossi). La mosaïque des langues dans le pays justifie le recours à une langue de communication interethnique.

 

  • Les langues nationales

Parmi la cinquantaine de langues parlées, trois langues ont le statut de langues nationales: le mooré , le dioula et le foulfoudé (ou fulbé appelé aussi poular ou peul, selon les régions). Le mooré, langue des Mossis est la langue la plus répandue. Parlée par 53 % de la population du Burkina, c’est surtout la langue des Mossis et des Gourounsis. Le mooré est aussi parlé dans les pays voisins tels que le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Mali; on peut estimer le nombre de locuteurs du mooré à cinq millions. Le dioula (8,8 %), dérivé du bambara, est la langue du commerce. C’est la langue véhiculaire de l’Afrique de l’Ouest, connue et utilisée historiquement du Sénégal au Nigeria par tous les commerçants; on estime que de trois à quatre millions de personnes peuvent s’exprimer dans cette langue (langue maternelle et langue seconde). Le foulfoudé (6,6 %), appelé aussi poular ou peul, est la langue des Peuls; le nombre de ses locuteurs de tous les pays se situe autour de trois millions.

Suivent des langues comme le bissa (3 %), le lobi (2,7 %), le lyélé (2,1 %) et le marka (1,9 %). Parmi ces dernières langues, le peul est parlé par au moins quatre millions de locuteurs dans le reste de l’Afrique. Selon les services de statistique de l’Institut national d’alphabétisation (INA), les langues dans lesquelles les Burkinabés sont alphabétisés sont les suivantes: le sissala, le kasena, le gulmacema (langue du pays gourmantché), le dioula, le dagara, le lobi, le san, le sonraï, le tamachek, le bwamu, le cara, le zarma, le haoussa, le cerma, le samo, le bobo, le bissa, le nankana, le liyélé, le sikité et le winen. »

Source < « http: //www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/burkina.html »>

Notre association ZÓODO se consacre essentiellement à l’alphabétisation des adultes (95 % de femmes). Les programmes sont enseignés en trois langues :

  • À Ouagadougou : le mooré,

  • À Bobo Dioulasso : le dioula,

  • À Fada N’Gourma : le gulmacema.

Après deux ans d’enseignement dans leurs langues maternelles, les élèves reçoivent une initiation au français. Ces cours existent déjà depuis trois ans à Zongo, les enseignants des centres de Bobo Dioulasso et Fada N’Gourma sont en cours de formation.

Les adhérents de l’association qui se rendent au Faso donnent ponctuellement des cours de conversation en français aux élèves qui apprennent volontiers la langue usuelle utilisée à Ouagadougou, dans les administrations et par leurs enfants à l’école.

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Nous avons reçu récemment un rapport et des photos d’Antoine Onadja, Coordinateur des Centres gérés par l’association au Burkina Faso. « L’École de la Deuxième Chance» du village de Zongo offre un avenir à une vingtaine de jeunes-filles de Zongo dont les familles n’ont pas les moyens de payer la scolarité dans une des deux écoles du village.

Les habitués du blog savent que des adhérents de Zóodo parrainent la scolarité d’enfants orphelins ou de familles mono-parentales, dans les deux écoles du village de Zongo mais la situation des jeunes filles accueillies dans « l’Ecole de la Deuxième Chance » est particulière. Elles étaient destinées par leurs parents à la garde de leurs petits frères et soeurs et cela complexifiait leur situation.




Devant  Augustine Nikiéma,  employée polyvalente chargée de l’accueil, Mahimounata Tiemdrébéogo, enseignante,

au second plan : Mamounata Nikiéma, animatrice  chargée de l’accueil des enfants.

Dans le « Centre Bangr Zaandé » (« Hangar du Savoir ») de Zongo, Mamounata et Augustine, animatrices du centre, déchargent les  jeunes filles de la surveillance des tout petits. Ainsi retrouvent-elles le droit d’accès à des cours d’alphabétisation, des cours d’hygiène et de prévention, des cours de danse, des cours de couture et de tissage.

Fatimata Tapsoba, l’enseignante et animatrice du groupe, a eu le plaisir de distribuer des fournitures scolaires et quelques vêtements venus de France. Menus cadeaux qui revêtent une importance insoupçonnée pour ces jeunes filles qui n’en reçoivent ni pour leurs anniversaires, ni pour Noël….

Notre priorité pour cette nouvelle année est de trouver les financements qui aideraient Antoine Onadja à construire un nouveau local pour leurs cours. Actuellement, elles doivent partager le hangar utilisé pour l’alphabétisation des femmes et  certaines de leurs activités génératrices de revenus. Le nouveau local permettrait d’augmenter les effectifs de l’école en créant une section pour des filles de moins de 10 ans déjà soutiens de familles. Les vingt jeunes garçons de l’équipe de foot attendent eux aussi des cours d’alphabétisation.

Une chose est certaine : les besoins à Zongo sont immenses et nous n’arriverons pas à apporter un quelconque développement social au village sans votre concours !

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