Tout ce qui nous semble, ici, tomber sous le sens, prend au Burkina une ampleur quotidienne que nous ne soupçonnons pas… Les femmes là-bas évoluent dans un contexte de pénurie généralisée, elles croulent sous des tâches aussi variées qu’insoupçonnées. Les photos de Jacky, rentré depuis peu du Faso après 6 mois passés là-bas en témoignent de façon éloquente.

L’eau au robinet existe peu, dans la capitale Ouagadougou et elle est absente ailleurs. D’une région à l’autre, le spectacle des femmes qui ne ménagent pas leur énergie stupéfie les Européens habitués à leur confort.

L’entretien du linge sous-entend souvent de longues marches vers les points d’eau.

Le bois aussi est rare, et pourtant il en faut pour la cuisine.

A Ouagadougou, il arrive de contrées situées à plus de 100 kilomètres, que ce soit sur des véhicules à traction animale ou dans des camions de fortune.

Les femmes passent plusieurs heures par jour à piler le mil…

Le mil pilé rentre dans la composition de l’unique plat de  tô quotidien.

Perpétuer la vie dans de telles conditions force notre admiration… Merci pour vos courageux exemples !

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Tout a commencé en avril par cette annonce « L’APE de l’école de Trémouilles organise le dimanche 28 avril au quillodrome couvert un vide grenier et un marché aux fleurs… Merci de faire partager » Les conditions météo étaient franchement défavorables et l’idée de ne pas exposer l’artisanat en plein air a déterminé notre choix.

Virginie, la Directrice de cette petite école de campagne (38 élèves en tout en deux classes) a fait le reste : »Nous sommes partis, avec les enfants, à la découverte du monde et des 5 continents et actuellement nous parlons de l’Afrique…. » Nous avons évoqué les milliers de photos prises lors de nos séjours au Burkina et justement depuis un an l’Association des Parents d’Élèves  a doté les deux classes des tableaux numériques et de vidéoprojecteurs nécessaires pour des projections.

Ce matin, clé USB et appareil photo en poche, nous avons donc pris la route de Trémouilles, village de 500 habitants de la micro région du Lévezou en Aveyron situé à 20 km de Rodez et l’accueil que nous avons reçu nous a emballés.

Le diaporama a débuté le matin chez les petits

Ils ont rapidement compris nos explications sur le continent africain vu du ciel :

et la situation du Burkina Faso :

Avant d’entrer dans le vif du sujet nous avons montré les photos de divers animaux et les petits de 3 / 4 ans ont adoré bien sûr !

Les enfants de moins de 7 ans nous ont surpris par la maturité de leurs questions et de leurs remarques sur la « Vie des Burkinabés ». Il est vrai qu’ils avaient été amplement préparés à notre intervention par leur institutrice.

Ils ont été surpris par les conditions de vie des gens là-bas ! Où est l’au courante et la machine à laver des mamans ?

Ils ont considéré avec un sérieux étonnant les conditions de vie des enfants le peu d’accès des enfants à l’école.

Nous avons conclu en présentant l’école de Zagtouli, de la banlieue non-lotie de Ouagadougou et notre amie Rosalie Zidouemba. Son oeuvre courageuse pour construire chaque année son école depuis la classe de CP1 à raison d’un bâtiment par année scolaire. Le CM1 est prévu pour la rentrée d’octobre !

Nous avons expliqué aux enfants la difficulté des parents là-bas pour acheter aux enfants le matériel scolaire et leur bonheur d’avoir des stylos et des ardoises neuves…..

L’heure du repas est arrivée sans que nous nous en rendions compte et après la pause déjeûner nous avons repris le diaporama avec les enfants de la classe des grands du CE1 au CM2. L’accueil des enfants et de leur institutrice , Orsy, a été chaleureux.

Les photos souvenirs de nos voyages ont été complétées par des vues présentant le travail des adultes et des enfants :

 

Les conditions de vie des gens et un frisson de ces jeunes : « Et dire que des gens habitent là ! »
Leur mouvement de solidarité et leur volonté commune de trouver des fournitures scolaires pour les écoliers de Zagtouli, nous ont touchés. Certains enfants ont commencé à sortir de leurs trousses le stylo superflu. Nous avons demandé à ces enfants d’associer leurs parents à la collecte que nous viendrons chercher avant notre voyage de novembre.

Déjà la volonté de correspondre avec Rosalie et les enfants de l’école  de Zagtouli s’organise et les projets fusaient de toute part ! Merci les enfants pour votre ouverture sur le monde et le professionnalisme de vos enseignantes qui ont la volonté de faire d’eux les acteurs d’un monde solidaire ! Nous gardons le contact et Rosalie Zidouemba prévenue et enthousiaste attend les premiers courrriels.

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Jacky Quéron qui a séjourné de novembre à avril à Ouagadougou, nous a fait l’amitié de nous envoyer des photos des élèves de l’école Pouiwindin de Zongo auxquels il rendait régulièrement visite tout au long de son séjour.

Nous remercions les parrains et marraines qui ont pris conscience que le parrainage pour la scolarité d’un enfant vulnérable de Zongo, lui permettra d’aller à l’école et lui offrira l’avenir auquel tout enfant devrait pouvoir prétendre : être scolarisé, c’est décupler les chances de ces jeunes d’avoir à l’âge adulte un travail et de sortir de la misère*. Nous savons que Mireille Gilles-Farge, Secrétaire Adjointe chargée des parrainages garde le lien au fil des mois avec les parrains et marraines.

Ruth Massouli CP1

Grâce Phoebé Simporé CP1

Koumbou Blandine Simporé CP2

Cécile Nebié CP2

Salomé Compaoré CP2

Azaria Somlaré CP2

Mouimata Taal CP2

Rasmata Tall CP2

Grâce Zongo CE1

Latifatou Belem CE1

Balguissa Boukoungou CE2

Adeline Nana CE2

Saoudata Gnoada CE2

Mathieu Ilboudo CE2

Boureïma Ouédraogo CE2

Habibou Kouanda CE2

Bérenger Kaboré CM1

Moumouni Sawadogo CM2

Sostène Koala CM2

* Statistiques UNICEF : http://www.unicef.org/french/infobycountry/burkinafaso_statistics.html

Taux d’alphabétisation des jeunes (15-24 ans) (%), 2005-2010*, Hommes : 47

Taux d’alphabétisation des jeunes (15-24 ans) (%), 2005-2010*, Femmes : 33

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Webmaster le 15/04/2013

Dans les quartiers non-lotis de la banlieue de Ouagadougou, à l’heure où la moitié des enfants s’estiment privilégiés d’aller à l’école, des gamins âgés de 5 à 12 ans s’activent, par tes températures comprises entre 35 et 50°, à gagner leur « tô quotidien »*. Jacky nous a envoyé récemment les photos prises sur le vif d’un jeune garçon qui accompagne son papa chaque jour. Il extrait l’argile qui permettra de fabriquer les briques séchées au soleil en banco, vendues entre 10 et 20 centimes d’euro pièce.

Voici la vie d’ enfant qui serait mieux sur les bancs de l’école… Reportez vous aux articles récents du blog : merci de songer à parrainer un enfant ! La scolarité d’un enfant à l’école primaire vous coûterait seulement 5 € par mois ou 60 € l’année.

Les briques en banco seront acheminées ensuite à Zongo où des jeunes garçons aideront à monter les murs, au lieu de fréquenter l’école et de se donner les chances d’un avenir meilleur…

 

* Le Tô est une bouillie de céréales (mil, maîs ou riz) qui est la base de l’alimentation des Burkinabés.

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Cette semaine c’est Jacky qui nous a envoyé de Ouagadougou des photos et un commentaire qui vont vous intéresser : « 8 mars, journée de la Femme. Le Burkina est, si j’en crois ce que j’ai lu, le seul pays qui a fait de ce jour un jour férié.

A cette occasion un tissu au motif original est créé. Beaucoup de gens, les femmes surtout, se font faire des habits, lesquels seront portés pour la première fois le 8 mars. C’est, ici, une fête importante, l’occasion de sortir, s’amuser dans des fêtes foraines… »


Discours de Thomas Sankara, Président de 1983 à1987 : « La libération de la femme : une exigence du futur » 8 mars 1987.
« Camarades, il n’y a de révolution sociale véritable que lorsque la femme est libérée. Que jamais mes yeux ne voient une société, que jamais, mes pas ne me transportent dans une société où la moitié du peuple est maintenue dans le silence. J’entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte. J’attends et espère l’irruption féconde de la révolution dont elles traduiront la force et la rigoureuse justesse sorties de leurs entrailles d’opprimées. »

La journée de la femme vient ponctuer de fête la vie des femmes de .là-bas…

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