La situation en Afrique de l’ouest évoluant, le ministère des affaires étrangères français a dévoilé une nouvelle cartographie.
BURKINA FASO
• Zones formellement déconseillées (en rouge sur la carte)
Compte tenu de la présence récurrente de groupes armés terroristes (GAT) actifs et du risque d’enlèvement et d’attentat, les déplacements sont formellement déconseillés :
• dans les zones frontalières du Mali, du Niger, du Bénin et du Togo ;
• dans les 14 provinces du pays concernées par l’état d’urgence, qui a été prorogé pour 6 mois en juillet : Kénédougou, Kossi, Sourou, Louroum, Soum, Oudalan, Séno, Yagha, Gnagna, Komondjari, Gourma, Tapoa, Koulpélogo et Kompienga ;
• dans la province du centre-nord, au nord de l’axe Ouahigouya – Bogande.
• Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange sur la carte)
Le reste du territoire est placé en zone déconseillée sauf raison impérative.
Depuis 2015, le Burkina Faso connaît une dégradation continue de son contexte sécuritaire et fait face à une recrudescence des attaques terroristes.
Ce phénomène s’amplifie depuis le début de l’année 2019, affectant désormais une grande partie du territoire.
Voici la déclaration du ministère des affaires étrangères français :
La menace d’attentat et d’enlèvement visant des Occidentaux demeure élevée dans la zone sahélienne mais aussi dans les pays limitrophes. Aucune zone ne peut plus désormais être considérée comme totalement sûre.
Il est par conséquent formellement déconseillé de se rendre dans les zones rouges au Mali, au Niger, en Mauritanie mais aussi dans l’ensemble des zones rouges des pays frontaliers […]. Les ressortissants français qui se trouveraient dans ces zones doivent savoir que leur sécurité et leur vie sont explicitement et directement menacées. En particulier pour les touristes, aucune personne, aucun groupe, aucune organisation ne peut prétendre garantir leur sécurité.
Compte tenu de l’impact régional de la situation sécuritaire au Mali, il est tout particulièrement demandé aux Français d’adopter la plus grande prudence en se référant aux indications figurant dans les Conseils aux voyageurs propres à chacun des pays de la couronne sahélienne, y compris les pays frontaliers en vigilance renforcée (couleur jaune).
Source : diplomatie.gouv

Depuis 2005 et la création de Zoodo, 15 années sont passées et nous avons pris notre retraite à temps partiel au Bénin, Anne-Marie et moi.
En retraite au Bénin, nous ne nous sentions plus de gérer les parrainages des enfants de l’école Pouiwindin et nous en avons parlé avec Mireille qui ne veut pas abandonner la mission à laquelle elle se consacre avec cœur depuis tant d’années.
Nous sommes heureux de la création de son association qui préservera les intérêts des enfants. L’association s’appelle Songkamba ( aider les enfants en mooré). Elle contactera individuellement les parrains-marraines courant juillet….
Rien ne presse, son association va assurer la prochaine rentrée des classes. Mireille démarchera prochainement les parrains/marraines des enfants de Pouiwindin pour négocier le changement d’association avec eux.
Et Zoodo ? L’association termine un an de procédures et de tracasseries administratives variées pour régler plusieurs dossiers entre autre la propriété contestée de la parcelle de Zongo où est construit un centre, le remboursement de bornages de parcelles par l’administration, un changement d’association partenaire au Burkina Faso.
Notez que les conditions de sécurité pour nous ne sont toujours pas réunies pour que nous envisagions un séjour au Faso.

Vous découvrez bien que cette situation d’insécurité du pays soit relayée par la presse, et vous comprendrez que continuer malgré tout le soutien des populations est une nécessité humanitaire fondamentale.




Dès septembre nous mettrons l’accent sur l’alphabétisation des adultes qui est la vocation première de l’association. Notez que lors de nos séjours à Cotonou nous pourrons rencontrer les enseignants.
Nous annonçons un changement de stratégie : les centres s’acheminent vers une plus grande autonomie nécessitée par le changement fondamental de situation sociale liée à l’insécurité.
Amitiés à tous et merci pour votre soutien à la cause des populations du Burkina Faso.
Jean-Marc et Anne-Marie Bruel
Le Burkina Faso vit une période difficile de son histoire et sa situation se dégrade de mois en mois depuis un an environ.
Après les attentats terroristes qui ont commencé à toucher les zones frontalières de l’Est, du Nord et de l’Ouest, les mesures de protection pour éviter la propagation du Covid 19 ont fini de désorganiser le pays.
L’ensemble des établissements scolaires avaient fermé début mars et hier, seuls les jeunes en classes d’examens ont repris les cours
Rosalie Zidouemba, notre amie depuis nos premières années au Faso a réouvert hier matin la seule classe de CM2 de son École laïque privée St Clément située à Zagtouli dans la banlieue de Ouagadougou. La réouverture ne concernait pas les 267 élèves inscrits à l’école.
Seulement vingt-cinq jeunes ont effectué la reprise. Ils ont un mois et demi pour se préparer à leur examen de rentrée en sixième et ils ont fort à faire car les presque deux mois d’interruption des cours constituent un sérieux handicap.
Merci Rosalie pour ton témoignage et encourage tes jeunes. L’examen d’entrée en sixième est très important pour leur avenir.
Rosalie envoie ses salutations à ses amis les animatrices et les aînés de l’EHPAD de Salvagnac dans le Tarn et en particulier ceux de l’atelier couture qui vont être heureux d’avoir des nouvelles.
Amitiés à tous.
Jean-Marc & Anne-Marie Bruel
Voici l’article qui conclut notre visite de ce centre du Gourma où Nafissatou Toguyéni s’active pour apporter le développement aux femmes du village toutes impliquées dans le centre d’alphabétisation.
La fabrication du savon est une activité fondamentale car elle constitue une activité génératrice de revenus pour les femmes tout en garantissant l’hygiène dans les familles.

La première tâche consiste à ramasser les noix. Elles sont d’abord grillées, puis broyées dans un moulin. Les femmes les malaxent ensuite avec de l’eau jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Le travail se fait à la main, penché au dessus d’une grande bassine, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Cette opération est rendue pénible à cause de l’énergie qu’elle réclame et il faut compter avec des températures ambiantes comprises entre 35 et 45 °. Aussi les femmes se remplacent elles souvent.
Cette étape terminée, il faut mettre la pâte obtenue à cuire au feu de bois dans une grosse marmite. Le beurre est obtenu quand le mélange a fondu et devient jaune et liquide. Il est alors filtré afin d’ éliminer les impuretés. Une fois refroidi, il peut être utilisé à la fabrication du savon.



Les femmes mélangent alors de la soude ou de la potasse avec de l’eau et un parfum (essence de fleurs, miel, coco, argile verte ou rouge, huile de neem …) jusqu’à l’obtention de la consistance évaluée d’un oeil pro. Cette solution est alors rajoutée au beurre de karité dans un malaxeur actionné manuellement. La réaction est presque immédiate. Le beurre de karité se fige au contact du mélange, le malaxeur poursuit son travail jusqu’à ce que la pâte à savon devienne lisse et homogène. Elle est versée sans tarder dans des moules. Après séchage partiel les savons sont découpés en morceaux de 250G.













Dans cette période de marasme, vos activités nous réconfortent. Bonne continuation à toutes.
PREMIÈRE PARTIE LA FABRICATION DU SOUMBALA
Nafissatou Toguyéni se consacre avec enthousiasme à ses missions d’enseignante en Gourmantchéma et d’animatrice du centre de Huntaandeni.
Nous avons reçu les photos d’une des activités génératrices de revenus du centre. La fabrication du soumbala concerne une trentaine d’élèves di centre.
Le soumbala est une épice utilisée en Afrique de l’Ouest, connue pour son odeur forte. Il est fabriqué traditionnellement avec les graines de l’arbre néré,
Il est conseillé aux personnes ayant une tension artérielle élevée
Les graines sont cueillies.
Ensuite, les graines sont mises à fermenter.
Les graines fermentées sont mises à cuire dans de grands chaudrons.
Pour finir les graines sont roulées …
Pour former des boulettes qui seront commercialisées par certaines élèves dans les marchés locaux.
Le bénéfice de 1000 fr CFA (1,50€) par fabrication et par élève représente l’argent des courses. En milieu rural, les produits sont généralement troqués au marché et peu de monnaie circule. Les femmes y ont peu accès et apprécient.
Merci Nafissatou de nous faire partager la vie du centre plus loin que jamais de la France. Tu nous as avoué, qu’un coup de pouce financier vous permettrait d’acheter du matériel, ce qui améliorerait les bénéfices des élèves.
Nous relayons bien volontiers votre demande. Les adhérents et les donateurs de Zoodo ont toujours encouragé les initiatives qui soutiennent les femmes.
Merci pour ton investissement qui nous touche tous.
Amitiés.
Jean-Marc et Anne-Marie Bruel
Pour le Bureau de Zoodo
Tags: activités génératrices de revenus Burkina Faso, Activités génératrices de revenus de l'association Zóodo, fabrication du soumbala























