Voici l’article qui conclut notre visite de ce centre du Gourma où Nafissatou Toguyéni s’active pour apporter le développement aux femmes du village toutes impliquées dans le centre d’alphabétisation.

La fabrication du savon est une activité fondamentale car elle constitue une activité génératrice de revenus pour les femmes tout en garantissant l’hygiène dans les familles.

La première tâche consiste à ramasser les noix. Elles sont d’abord grillées, puis broyées dans un moulin. Les femmes les malaxent ensuite avec de l’eau jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Le travail se fait à la main, penché au dessus d’une grande bassine, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Cette opération est rendue pénible à cause de l’énergie qu’elle réclame et il faut compter avec des températures ambiantes comprises entre 35 et 45 °. Aussi les femmes se remplacent elles souvent.

Cette étape terminée, il faut mettre  la pâte obtenue à cuire au feu de bois dans une grosse marmite. Le beurre est obtenu quand le mélange a fondu et devient jaune et liquide. Il est alors filtré afin d’ éliminer les impuretés. Une fois refroidi, il peut être utilisé à la fabrication du savon.

Les femmes mélangent alors de la soude ou de la potasse avec de l’eau et un parfum (essence de fleurs, miel, coco, argile verte ou rouge, huile de neem …) jusqu’à l’obtention de la consistance évaluée d’un oeil pro.  Cette solution est alors rajoutée au beurre de karité dans un malaxeur  actionné manuellement. La réaction est presque immédiate. Le beurre de karité se fige au contact du mélange, le malaxeur poursuit son travail jusqu’à ce que la pâte à savon devienne lisse et homogène. Elle est  versée sans tarder dans des moules. Après séchage partiel les savons sont découpés en morceaux de 250G.

 

 

Dans cette période de marasme, vos activités nous réconfortent. Bonne continuation à toutes.

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