Webmaster le 02/06/2014

Nous recevons un mail et des nouvelles de l’association Badenya avec laquelle nous avons des accords de partenariat depuis notre séjour du mois de novembre 2013. Minata Sanou, Présidente de l’association, nous envoie des photos qui nous replongent dans la précarité des femmes de ce village de la banlieue de Ouagadougou :
FEMME QUI CASSE LES CAILLOUX 2

FEMME  QUI CASSE LES CAILLOUX 1« Dans ces deux premières photos il s’agit de Mariam Nacoulma. Là, présentement, elle balaie le sable pour faire des tas aussi qu’elle revendra aux charretiers.
Les charretiers ce sont des hommes qui possèdent des charrettes, ils achètent les tas de sable aux femmes pour les revendre eux aussi. S’il commence à pleuvoir ici les femmes qui n’ont pas d’activité font cela.

MADELEINE ILBOUDO 1

MADELEINE ILBOUDO 2

Nous avons là,  Madeleine Ilboudo, comme activité elle extrait les pierres, les concasse et les revend. Un tas de pierres est vendu 2000 f CFA (3 €) et elle peut faire des jours, des semaines voire le mois sans qu’elle ne vende quelque chose. Elle était malade entre temps mais à présent elle a retrouvé la santé.

MARIE KONDOMBO

Nous avons ici, Kondombo Marie, comme activité principale, elle vend de la bière de mil, qu’elle achète chez les dolotières c’est à dire celles qui préparent. Mais je l’ai retrouvée cette semaine aux pierres, car elle a mis ses enfants à présent pour le concassage des pierres. Depuis le 15 mai, ses enfants qui vont au lycée sont en vacances et concassent les pierres. Voilà pourquoi elle aussi a quelques tas de pierres à vendre.

Nikiema Habibou

Voici enfin, Nikiema Habibou ! Il y a environ deux ans Habibou vendait de la farine de mil, du savon et d’autres petites choses mais  elle n’a plus de fonds de roulement, elle balaie le sable et extrait des pierres elle aussi. Habibou est la responsable aux informations de l’association Badenya. »

Vous vous souvenez peut être  de l’association Badenya et de leur projet de construction de poulaillers, travail plus sûr et rentable pour ces femmes. Voilà donc le poulailler de leur rêve !

POULAILLER TOLE

 

POULAILLER TOLE avec poules

Pour leur venir en aide, depuis le mois de décembre, nous revendons pour elles l’artisanat qu’elles nous ont confié lors de notre retour en France (colliers, bijoux, jouets). La cause de ces femmes touche les Français croisés sur les marchés et nous avons pu effectuer un premier virement encourageant au mois de mars. MERCI POUR VOTRE SOUTIEN !

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Webmaster le 28/04/2014

« Le Jeudi 03 Avril à 15 h avait lieu le rendez-vous prévu avec les femmes au centre APEJE de Ouézzin-ville à Bobo Dioulasso.

AVRIL 2014 REUNION 5

Ordre du jour : information sur les nouvelles stratégies de fonctionnement du groupement des femmes soutenues par l’association Zóodo depuis la France, et choix du nom du nouveau centre qui cohabitera avec l’association APEJE.

Nous avons commencé par la présentation des femmes récemment intéressées par les activités d’alphabétisation et autres activités rémunératrices de revenus pour les femmes de Ouézzin-Ville à travers l’action de Zoodo.

AVRIL 2014 REUNION 1

Les encaissements réguliers de l’argent des savons précédemment fabriqués ont permis : de partager comme convenu l’argent entre les femmes qui devaient les revendre et encaisser l’argent dans le but de re-solder leur compte et de payer de nouveaux achats de matière première destinée à l’atelier de la savonnerie.

Il a été rappelé une nouvelle fois au groupe le but et le bien fondé de la délocalisation du centre et du passage récemment effectué de l’association ASPROD à l’association APEJE. L’association Zóodo tient à poursuivre ses actions d’entraide destinées aux femmes du quartier et tient à assurer la continuité du développement des femmes du quartier comme elle s’y efforce depuis de nombreuses années. Une fois les questions et inquiétudes dissipées vient le moment de redonner un nom, à la nouvelle structure qui lui servira d’identité car le nom doit refléter l’objectif des femmes. La réunion a permis aux femmes de trouver un nom qui témoigne de leurs souhaits et de leur vision, c’est-à-dire Yélènsira, littéralement traduit par « LA VOIE DE LA LUMIÈRE » qui signifie beaucoup pour elles. L’éducation trouve son sens, l’Alphabétisation, les ressources permettant à la femme de nourrir ses enfants et de les éduquer, donc en gros, qui emprunte la voie de la lumière trouve son chemin.

AVRIL 2014 REUNION 3

Les nouvelles venues pour renforcer le groupement des femmes ont pu remercier Mr Ouédraogo Casimir et Madame Elisabeth Sawadogo, pour leur sens des responsabilités et d’ouverture envers cette frange encore mal considérée de la société burkinabè que sont les femmes en général. L’ensemble des femmes promet d’informer leurs camarades susceptibles d’être intéressées par l’alphabétisation ainsi que les autres activités du centre. Elles sont les bienvenues dans l’équipe déjà mise en place pour des lendemains meilleurs.

AVRIL 2014 10

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Au vue de ce groupement des femmes qui s’accroît l’association APEJE a jugé bon de pré-financer du matériel pouvant permettre aux femmes d’avoir deux moules supplémentaires pour la fabrication du savon donc ce qui porte le nombre de moules à 6 x 24 boules de savon, donc 144 boules de savons pourront être produites par les femmes de l’association Yélènsira (La voie de la lumière). La satisfaction des femmes est totale dans l’optique d’augmenter la quantité du savon afin d’ atteindre plus de femmes et de leur permettre d’avoir aussi des retombées plus importantes.

Comme difficultés, déjà le manque des quelques produits qui sont la matière première se fait sentir, car actuellement le nombre de femmes doit faciliter l’augmentation de la fabrication du savon et des revendeuses ce qui était l’objectif N° 2 : avoir plus de femmes actives à la savonnerie et de nouvelles revendeuses pour la promotion des produits de l’atelier de la savonnerie de Yélènsira. Les reçus des produits manquants et leur prix vous seront scannés prochainement.  Merci aux adhérents français de Zóodo pour leurs efforts. Amitiés à tous.

Elisabeth Sawadogo et Casimir Ouédraogo »

Ousmane Sanga, l’enseignant responsable de l’alphabétisation à Fada N’Gourma et sa région, vient de nous envoyer un message : trente femmes ont débuté le cycle d’apprentissage bilingue (gourmanchéma/français) dans le village de Gomoré.
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Les femmes ont eu le plaisir de trouver un bloc sanitaire (douches, latrines) qui est venu améliorer le confort du centre depuis le mois de décembre, grâce à un don généreux de Mireille qui nous accompagnait lors de notre séjour annuel du mois de novembre 2013.

SANITAIRES

Le groupe du village de Tambougou est composé de 30 femmes et 6 hommes ce qui représente un net progrès car depuis 2009, seulement deux hommes ont réussi le diplôme officiel.

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TAMBOUGOU  4 04

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Ousmane nous rassure : tout se passe bien ! Cependant un complément de fournitures serait le bienvenu et en particulier  des livrets gourmantchéma/français pour que les nombreux élèves puissent travailler dans de meilleures conditions.

Merci de votre fidèle soutien qui permet aux communautés de progresser : nous rappelons les résultats parfaits aux examens en 2013 puisque 120 adultes des 4 centres ont réussi au diplôme officiel** soit un taux de succès de 100%.

**« – L’Aphabétisation Initiale ( AI ) avec des cours d’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul pour donner à l’apprenant une maîtrise de la lecture courante et expressive, une aptitude à s’exprimer par écrit, une connaissance parfaite des mécanismes et du sens des 4 opérations et une capacité à résoudre des problèmes simples et pratiques du vécu quotidien;
– La Formation Complémentaire de Base ( F C B) destinée notamment à consolider chez l’alphabétisé issu des AI les acquis en terme de savoir, savoir-faire et savoir être pour davantage comprendre les problèmes de son milieu, avoir conscience de ses devoirs et droits et participer de manière conséquente au développement socio-économique de sa communauté. »

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Webmaster le 26/03/2014

Depuis fin 2013, le Bureau de ZÓODO a donné leur indépendance aux centres d’alphabétisation qui poursuivent leurs activités sans coordonnateur sous la responsabilité des enseignants. Courant janvier, Elisabeth Sawadogo nous a demandé l’appui d’un conseiller technique, Casimir Ouédraogo, avec lequel elle travaille depuis deux ans à l’informatique et à ses rapports d’activités. Casimir a été formé aux fonctions de formateur d’animateurs, de Directeur de services sociaux et de loisirs par l’association VALT 33 de Bordeaux grâce aux financements du Conseil Général de la Gironde en Aquitaine. Il a accompli tous ses stages depuis le BAFA, sur le territoire français ce qui facilite la communication entre nous.

COURS D'INFORMATIQUE 2012

Casimir Ouédraogo nous a proposé l’hébergement gratuit dans les locaux du centre social qu’il dirige à Ouezzinville.

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Le Bureau a accepté sa proposition qui permet de convertir le montant du loyer payé à la propriétaire du centre Loni Suma, en aide au développement des activités d’alphabétisation et de la savonnerie. Une page vient d’être tournée avec le déménagement des locaux :

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La demande en savons est forte à Ouezzinville et les femmes se sont remises sans tarder au travail de leur atelier sous le hangar réinstallé dans la cour de l’APEJE.

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Déjà, s’instaure la concertation entre Casimir et les femmes responsables de la savonnerie. Les femmes se retrouvent dans les locaux du centre social du quartier, plus que jamais motivées par l’amélioration des conditions de vie de leurs familles.
Merci Casimir pour ta main tendue aux femmes de ton quartier ! Nous sommes satisfaits de cette nouvelle impulsion donnée aux activités des femmes de Ouezzinville.

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MARS 2014 1 « Il était environ 8 h du matin quand les femme du quartier de Ouézzin-Ville commençaient à envahir le centre Loni Souma pour la reprise des classes d’alphabétisation pour la saison 2014. Les femmes qui étaient présentes, sont les nouvelles femmes du quartier qui se sont intéressées à l’activité lucrative que représente la savonnerie récemment démarrée dans le centre. On assiste également à la présence des femmes de l’année passée venues soutenir massivement les nouvelles rentrantes et souhaitent se perfectionner dans l’alphabétisation de la gente féminine à Bobo Dioulasso. MARS 2014 2 Au démarrage 20 femmes étaient attendues pour des raisons diverses certaines femmes sont venues en retard et ont promis de faire mieux pour la prochaine fois. Il faut 30 élèves pour cette année académique, la mobilisation des autres femmes viendra naturellement gonfler les rangs et grâce aussi à la savonnerie ses femmes se réunirons quotidiennement pour s’évaluer et progresser ensemble durant toute l’année. CLASSE 2014 3

CLASSE MARS 2014 5

Mais comme dans toute activité, les difficultés pointent déjà car les femmes commencent à être nombreuses et l’intégration au niveau de la savonnerie est sujette à caution, car la quantité de la fabrication de la savonnerie ne peut pas satisfaire toutes les femmes partie prenantes lors des activités, donc il va falloir vite résoudre cette problématique qui est la quantité de production du savon afin d’attirer l’intérêt que suscite l’activité génératrice de revenus pour les femmes du quartier. Autre difficulté majeure, la supervision du représentant du ministère concernant les livres pour les femmes car le ministère exige que des copies soient faites en lieu et place des originaux car les autorités ne disposent pas de livrets pour l’ensemble des centres d’Alphabétisation de Bobo.

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Au niveau de la vente des savons comme dans notre précédent rapport, on soulignait la méthode de vente des femmes dans le quartier qui consiste à la vente de proximité (vente à crédit) les ventes à crédit permettent à toutes les femmes de se procurer du savon et de le payer par tempérament. Ça marche si bien que du jour au lendemain tout est pris et les femmes du centre récupèrent l’argent chaque jour (en moyenne 100 f CFA) ce qui fait que tous 3 ou 4 jours les savons sont écoulés et les encaissements peuvent leur prendre 5 à 6 jours. MARS 2014 4 Et comme des clientes commencent à se constituer revendeuses, elles viennent au centre pour acheter en quantité, du coût la hausse de la productivité est à prendre sérieusement en considération. Et même, certaines femmes non loin du centre vendent pour elles mêmes dans la rue et devant le centre afin de sensibiliser les acheteuses potentielles. Les femmes s’intéressent beaucoup aux activités du centre ainsi qu’à l’Alphabétisation des femmes dans le quartier, car en matière d’Alphabétisation le centre Loni Souma est le seul centre en la matière dans le quartier. MARS 2014 5 L’une des femmes du centre expose ses boules de savon fraîchement fabriquées aux acheteurs. MARS 2014 7 Ici les femmes revendeuses viennent s’emparer de leur marchandise au centre Loni Souma. MARS 2014 9 MARS 2014 10 MARS 2014 11 Les nouvelles femmes qui sont dans l’attente d’une augmentation de la production de la quantité de savons pour être elles aussi dans le processus des heureuses bénéficiaires. MARS 2014 12 Merci à nos amis Français pour leur aide. Aidez-nous à poursuivre le développement qui profite à toutes les familles de Ouezzin ville! Elisabeth et Casimir. »