Mireille Gilles-Farges, Secrétaire adjointe de l’association et chargée des parrainages des enfants, garde patiemment le lien avec Augustin W K Kabré, Responsable des actions en faveur de la jeunesse de Zongo et Président de l’association Aspro-Dpi. Le mail récemment reçu, décrit et montre les enfants et les femmes en pleine activité. Quelques photos sont floues, mais l’intérêt humain nous semble primer, dans ce cas, sur la qualité technique de certains des clichés.
« Bonjour à vous deux..!
Je vous écris avec joie et plaisir pour vous transmettre des nouvelles des enfants et celles de leurs parents, en tant que Président de l’Association ASPRO-DPHI. Tous les enfants vont bien ainsi que leurs parents et toute la population de Zongo…. Tous vous transmettent leurs amitiés et leur amour humain et très chaleureux…! L’année a été bonne pour la plupart des enfants et tout se déroule dans de bonnes conditions à Zongo! Par mon intermédiaire, tous les enfants et leurs parents vous saluent…
J’encadre pour les enfants, en cette année 2014-2015, un centre aéré à l’occasion des vacances où les enfants pratiquent des temps d’études, de jeux, de danses et de théâtre dans le Centre Baangr Zaandé dont je suis un promoteur, un organisateur et un encadreur…
Je vous envoie quelques photos au nom de Mireille Gilles-Farges, chargée des parrainages. Ce sont les enfants et leurs parents… Vous y trouverez une distribution de vivres aux femmes du centre.
Venez au secours de ce beau monde et en priorité au centre aéré de vacances, que Mireille soutient.
Merci.
Augustin Wend Kuni Kabré
Président Aspro-dphi »
Nous avons également la satisfaction de constater sur certaines des photos reçues, que les cours d’alphabétisation à l’intention des femmes sont poursuivis assidûment dans le nouvel hangar et sur le mobilier scolaire financés notamment, fin 2013, par le Festival Folklorique International du Rouergue. Nous savons que cette photo fera chaud au cœur du Bureau du festival à quelques jours de l’ouverture des festivités 2014.
Régulièrement, Ousmane Sanga, Responsable de l’alphabétisation en pays gourmantché, nous fait parvenir des nouvelles des centres d’alphabétisation accompagnées de photos. Dans son coin de brousse de l’extrême Est du Burkina, le développement au service des familles donne entière satisfaction à l’ensemble des acteurs des projets que nous conduisons depuis 2009.
En début d’année, les adhérents de Zóodo ont généreusement participer à l’achat de nouveaux manuels d’alphabétisation bilingues (gourmanchéma-français).
Voilà : ces manuels sont donc opérationnels et les femmes et quelques hommes des deux villages de Gomoré et de Tambougou se sont mis au travail sans plus attendre…
Voici d’abord ceux de Tambougou :
Les femmes de Gomoré travaillent, elles aussi, aux enseignements prévus dans le cadre des diplômes d’état d’alphabétisation. Les programmes du Ministère de l’Enseignement Informel sont spécifiquement destinés aux adultes dans le contexte des développements économique et social des communautés rurales.
Les enseignants et leurs élèves ont accueilli avec enthousiasme la nouvelle de la création d’une savonnerie à Gomoré fin 2014/ début 2015. La matière première employée sera le beurre de karité fabriqué à Tambougou.
Sachez qu’ici à 5971 km de Fada N’Gourma, nous ne vous oublions pas !
Nous recevons un mail et des nouvelles de l’association Badenya avec laquelle nous avons des accords de partenariat depuis notre séjour du mois de novembre 2013. Minata Sanou, Présidente de l’association, nous envoie des photos qui nous replongent dans la précarité des femmes de ce village de la banlieue de Ouagadougou :

« Dans ces deux premières photos il s’agit de Mariam Nacoulma. Là, présentement, elle balaie le sable pour faire des tas aussi qu’elle revendra aux charretiers.
Les charretiers ce sont des hommes qui possèdent des charrettes, ils achètent les tas de sable aux femmes pour les revendre eux aussi. S’il commence à pleuvoir ici les femmes qui n’ont pas d’activité font cela.
Nous avons là, Madeleine Ilboudo, comme activité elle extrait les pierres, les concasse et les revend. Un tas de pierres est vendu 2000 f CFA (3 €) et elle peut faire des jours, des semaines voire le mois sans qu’elle ne vende quelque chose. Elle était malade entre temps mais à présent elle a retrouvé la santé.
Nous avons ici, Kondombo Marie, comme activité principale, elle vend de la bière de mil, qu’elle achète chez les dolotières c’est à dire celles qui préparent. Mais je l’ai retrouvée cette semaine aux pierres, car elle a mis ses enfants à présent pour le concassage des pierres. Depuis le 15 mai, ses enfants qui vont au lycée sont en vacances et concassent les pierres. Voilà pourquoi elle aussi a quelques tas de pierres à vendre.
Voici enfin, Nikiema Habibou ! Il y a environ deux ans Habibou vendait de la farine de mil, du savon et d’autres petites choses mais elle n’a plus de fonds de roulement, elle balaie le sable et extrait des pierres elle aussi. Habibou est la responsable aux informations de l’association Badenya. »
Vous vous souvenez peut être de l’association Badenya et de leur projet de construction de poulaillers, travail plus sûr et rentable pour ces femmes. Voilà donc le poulailler de leur rêve !
Pour leur venir en aide, depuis le mois de décembre, nous revendons pour elles l’artisanat qu’elles nous ont confié lors de notre retour en France (colliers, bijoux, jouets). La cause de ces femmes touche les Français croisés sur les marchés et nous avons pu effectuer un premier virement encourageant au mois de mars. MERCI POUR VOTRE SOUTIEN !
Tags: projet de poulailler femmes qui cassent les cailloux Burkina Faso
« Le Jeudi 03 Avril à 15 h avait lieu le rendez-vous prévu avec les femmes au centre APEJE de Ouézzin-ville à Bobo Dioulasso.
Ordre du jour : information sur les nouvelles stratégies de fonctionnement du groupement des femmes soutenues par l’association Zóodo depuis la France, et choix du nom du nouveau centre qui cohabitera avec l’association APEJE.
Nous avons commencé par la présentation des femmes récemment intéressées par les activités d’alphabétisation et autres activités rémunératrices de revenus pour les femmes de Ouézzin-Ville à travers l’action de Zoodo.
Les encaissements réguliers de l’argent des savons précédemment fabriqués ont permis : de partager comme convenu l’argent entre les femmes qui devaient les revendre et encaisser l’argent dans le but de re-solder leur compte et de payer de nouveaux achats de matière première destinée à l’atelier de la savonnerie.
Il a été rappelé une nouvelle fois au groupe le but et le bien fondé de la délocalisation du centre et du passage récemment effectué de l’association ASPROD à l’association APEJE. L’association Zóodo tient à poursuivre ses actions d’entraide destinées aux femmes du quartier et tient à assurer la continuité du développement des femmes du quartier comme elle s’y efforce depuis de nombreuses années. Une fois les questions et inquiétudes dissipées vient le moment de redonner un nom, à la nouvelle structure qui lui servira d’identité car le nom doit refléter l’objectif des femmes. La réunion a permis aux femmes de trouver un nom qui témoigne de leurs souhaits et de leur vision, c’est-à-dire Yélènsira, littéralement traduit par « LA VOIE DE LA LUMIÈRE » qui signifie beaucoup pour elles. L’éducation trouve son sens, l’Alphabétisation, les ressources permettant à la femme de nourrir ses enfants et de les éduquer, donc en gros, qui emprunte la voie de la lumière trouve son chemin.
Les nouvelles venues pour renforcer le groupement des femmes ont pu remercier Mr Ouédraogo Casimir et Madame Elisabeth Sawadogo, pour leur sens des responsabilités et d’ouverture envers cette frange encore mal considérée de la société burkinabè que sont les femmes en général. L’ensemble des femmes promet d’informer leurs camarades susceptibles d’être intéressées par l’alphabétisation ainsi que les autres activités du centre. Elles sont les bienvenues dans l’équipe déjà mise en place pour des lendemains meilleurs.
Au vue de ce groupement des femmes qui s’accroît l’association APEJE a jugé bon de pré-financer du matériel pouvant permettre aux femmes d’avoir deux moules supplémentaires pour la fabrication du savon donc ce qui porte le nombre de moules à 6 x 24 boules de savon, donc 144 boules de savons pourront être produites par les femmes de l’association Yélènsira (La voie de la lumière). La satisfaction des femmes est totale dans l’optique d’augmenter la quantité du savon afin d’ atteindre plus de femmes et de leur permettre d’avoir aussi des retombées plus importantes.
Comme difficultés, déjà le manque des quelques produits qui sont la matière première se fait sentir, car actuellement le nombre de femmes doit faciliter l’augmentation de la fabrication du savon et des revendeuses ce qui était l’objectif N° 2 : avoir plus de femmes actives à la savonnerie et de nouvelles revendeuses pour la promotion des produits de l’atelier de la savonnerie de Yélènsira. Les reçus des produits manquants et leur prix vous seront scannés prochainement. Merci aux adhérents français de Zóodo pour leurs efforts. Amitiés à tous.
Elisabeth Sawadogo et Casimir Ouédraogo »
























