« Je m’appelle Djiry Sara. Mon père s’appelle Djiry Khaleb et ma maman s’appelle Zerbo Ruth. Nous sommes d’ethnie Samo. J’ai une sœur et un grand frère. Je suis née à Kongodjan, un village situé dans la commune rurale de Dandé, à environ une cinquantaine de km de Bobo-Dioulasso.
J’ai été mordue, au village par un serpent en 2013. Par manque de moyen de mes parents, je n’ai pas pu être soignée à temps et la morsure s’est infectée. Cette morsure a failli me couté la vie. Dans ces moments difficile de ma jeune vie, Dieu à permis à mes grands parents français Jean-Marc et Anne Marie Bruel de me découvrir. C’est ainsi qu’ils m’ont amené en service de chirurgie de l’Hôpital Souro Sanou (CHU) de Bobo-Dioulasso en novembre 2013. Je n’arrivais plus à me déplacer seule. Une fois à l’hôpital, le médecin a constaté une infection qui a nécessité un traitement d’antibiotique.
Apres les soins, je suis repartie vivre avec mes parents au village. Mais en février de 2016, je suis revenue à Bobo-Dioulasso à la rencontre de mes grands parents blancs, arrivés de France. J’ai été reconduit à l’Hôpital par leur grâce, puis une Prothèse a été exigée par le médecin traitant. Mes grands parents Blancs n’ont pas hésité à acheter la prothèse que j’ai obtenue en mars 2016 qui me donne une entière autonomie aujourd’hui.
Me voici en compagnie de ma sœur Delphine avec la prothèse que m’a offert mes parents français en mars 2016
Pendant leur séjour en février 2016, une grande décision fut prise encore pour ma jeune vie, par mes grands parents français ; celle de venir m’installer en ville pour mon alphabétisation et pour faire de petits commerces. Je suis très épanouie aujourd’hui car une seconde chance m’a été donnée dans ma vie et d’être parmi ces nombreuses femmes avec qui je suis les cours d‘alphabétisation. A présent, j’apprends beaucoup de chose dans ce centre de formation. J’apprends à lire, à écrire, même à compter. Je parle un peu, un peu le français.
Notre Maîtresse en alphabétisation et me voici en salle de classe après une grosse pluie
La vie à Bobo est très différente de celle du village. A Bobo, mes journées ne sont pas très chargées du fait que je n’ai pas encore commencé mon petit commerce. Je révise mes leçons, après les cours d’alphabétisation, j’aide ma sœur à faire la cuisine. Et le jour de culte, ma sœur et moi faisons la prière à l’Eglise du Plein Evangile du pasteur Tinto. Avec le Pasteur Tinto, la parole de Dieu est partagée dans toute sa profondeur et tout le monde s’y trouve.
Je vis ici à Bobo avec ma sœur Delphine et nous sommes entièrement prises en change par mes grands parents Français a travers l’association Zoodo.
Zoodo est une association d’aides humanitaires ici au Burkina Faso qui apporte de l’aide aux plus démunis comme nous pour avoir une place dans la société. C’est vrai que je ne suis pas très instruite, mais à travers nos cours d’alphabétisation notre maîtresse nous parle beaucoup des actions bienfaisantes de l’association zoodo.
N’eu été le soutien apporté par zoodo pour ma jeune vie, on ne parlerait plus de Sara. Je parle actuellement avec les larmes aux yeux, pour témoigner des bienfaits apportés dans ma vie par mes parents français.
Avant de terminer mes propos, je tiens à remercier tous les donateurs et les rassurer que leur soutien est utilisé ici au Burkina Faso pour aider les plus démunis, dont j’en fais parti.
Merci à tous les membres de l’association zoodo pour le combat noble en faveur des plus défavorisés du Burkina.
Je fais un coucou spécial à mes grands parents ; Anne Marie et Jean Marc Bruel. »
Bonjour à tous,
Nous vous présentons Évodie, petite orpheline de Zongo, village démuni de la banlieue de Ouagadougou.
Elle a perdu sa maman quand elle n’était âgée que de quelques semaines. Son grand-frère est scolarisé à l’école Pouiwindin de Zongo. Aussi, son père est venu demander le soutien de Zoodo à Madame Badini, la Directrice de l’école, qui nous a alertés pendant notre séjour au Burkina Faso. Nous avons présenté sa situation au moment de l’Assemblée Générale de l’association le 9 avril dernier.
Deux mois après, la situation s’est débloquée. Élodie est suivie chaque mois par un pédiatre et nous devrons faire face aux frais mensuels de consultations jusqu’à sa deuxième année. Nous avons été soulagés de la savoir momentanément tirée d’affaire.
Son père a fait venir de son village de brousse une parente qui lui prodigue des soins maternels. Elle est secondée dans sa tâche par une nourrice, recrutée parmi les voisines, qui est nourrie par l’association, aide précieuse à Zongo. Elle a enfin le lait maternel qui lui faisait cruellement défaut puisqu’elle était nourrie de bouillies de céréales.
Le pédiatre a prescrit un régime complémenté de lait de croissance et des soins particuliers : Évodie rattrape son retard avec entrain.
La première urgence dépassée, nous recherchons des parrains et marraines car les charges mensuelles sont lourdes et nous souhaitons de tout notre cœur que cette toute petite arrive à grandir et à sa développer normalement à Zongo où rien n’est évident pour personne. MERCI POUR ELLE !
Notre passage en février dernier a permis le développement du travail d’alphabétisation en faveur des femmes. Après 8 ans d’exercice à Ouezzinville, Elisabeth Sawadogo, nous a demandé d’installer une nouvelle unité d’alphabétisation chez elle. Depuis 2008, elle effectuait à pieds une dizaine de kilomètres qui lui pesaient pour se rendre au centre de Ouezzinville. Elle nous a proposé de s’installer dans sa cour qui offre tout le confort requis : un bel espace, de l’ombre, un abri en cas de pluie et une grande salle inoccupée dotée de l’électricité. La maison se situe à 5 minutes du grand marché du quartier, ce qui est un atout pour la vente des savons de la coopérative.
L’unité fonctionne depuis le début du mois de mars, accueillant une vingtaine d’élèves en alphabétisation. Entre temps, l’ensemble des élèves a été formé en savonnerie et une nouvelle coopérative de savons vient d’être implantée.

Aristide, le nouveau secrétaire des deux unités d’alphabétisation et des savonneries, nous envoie des rapports aussi enthousiastes que réguliers. Voici celui du 2 mai :
« Bonjour Madame Bruel
Tags: Alphabétisation des femmes Bobo Dioulasso Burkina Faso
Nous tenons d’abord à remercier les 60 adhérents qui nous avaient fait parvenir leurs procurations. Grâce à eux le quorum a été largement atteint et l’Assemblée a pu décider, statuer et procéder aux votes nécessaires pour qu’une nouvelle année de travail du Bureau puisse démarrer conformément aux statuts de l’association.
RAPPORT D’ACTIVITÉS : RÉALISATIONS 2015-2016
Au 5 mars 2016 :
ALPHABÉTISATION DES ADULTES :
Sont parrainés par ZÓODO sept enseignants qui alphabétisent au total 180 adultes.
À BOBO DIOULASSO : Enseignantes en DIOULA
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Secteur 25 : Élisabeth SAWADOGO 26 femmes alphabétisées et en savonnerie
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Quartier de Ouezzinville : Rachel SODRÉ 20 élèves alphabétisées depuis la mi-mars (de nouvelles élèves continuent à se joindre aux deux groupes qui débutent).
À ZONGO banlieue de OUAGADOUGOU : Enseignantes en MOORÉ.
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Aminata OUEDRAOGO et Mamounata TIEMDRÉBÉOGO : 50 élèves
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Alimata GARIKOÉ. 20 élèves
DANS LA RÉGION DE FADA N’ GOURMA : Enseignants en GOURMANTCHÉMA
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Village de Gomooré : Ousmane SANGA 34 élèves : 30 Femmes et 4 hommes
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Village de Tambougou : Fatimata MANLI 30 élèves :28 femmes et 2 hommes
Décision prise lors de l’Assemblée à l’écoute de ces sept enseignants dont l’argument principal est l’augmentation du coût de la vie, il a été décidé d’augmenter les indemnités des enseignants qui passent dès ce mois d’avril de 26000 à 30000 fr (46 €). Les sessions d’alphabétisation n’emploient les enseignants que 8/9 mois sur 12 et les indemnités sont lissées sur toute l’année.
PARRAINAGES D’ENFANTS ET DE JEUNES
Cet aspect-là de nos missions sur le terrain reste globalement satisfaisant avec 56 enfants et jeunes parrainés, principalement au complexe scolaire Pouiwindin, école et collège, du village de Zongo qui accueille 29 élèves. Le Bureau a tenu à signaler le travail social de la Directrice Madame Rasmata Badini qui travaille au plus près des enfants de ce village particulièrement démuni de la banlieue de Ouagadougou.
Le soutien d’Anne-Marie Bruel dans son travail de secrétaire au suivi des parrainages scolaires a été renforcé en 2012/2013 par Mireille Gilles-Farge, Secrétaire Adjointe, que nous tenons à remercier pour sa patience avec nos partenaires et son travail minutieux.
Nous avons déploré à la rentrée 2015, la défection d’une dizaine d’enfants manquant à l’appel à l’école Pouiwindin. Deux des élèves concernées n’habitent plus Zongo. Les parents des autres enfants, mal renseignés, avaient inscrit leurs enfants dans d’autres établissements sans nous en informer. En réunion lors de notre séjour, les parents de ces enfants ont été mis au courant du fait que nous ne sommes pas en mesure d’effectuer correctement le suivi scolaire dans des établissements inconnus. Ces enfants devraient reprendre leurs scolarités à Pouiwindin lors de la prochaine rentrée. Mireille Gilles-Farges nous fait part de se rendre sur place au Burkina au moment de la rentrée pour s’entretenir avec l’ensemble de nos partenaires (écoles, parents et jeunes) et rester aux plus près des besoins du terrain.
RAPPORT D’ORIENTATION

Nous allons renforcer les liens avec l’association Badenya : Minata Sanou arrive régulièrement, grâce à des connaissances, à nous faire passer de l’artisanat et nous aide à la tenue du blog par ses articles. Nous souhaitons aider dans son combat son association dynamique. Le Bureau se félicite du partenariat avec l’association BADENYA et sa présidente Mme Minata Sanou-Ouédraogo. Le développement des ventes d’artisanat fournies par cette association s’est fait sans anicroche car la présidente de l’association trouve facilement des solutions pour nous envoyer par des connaissances l’artisanat fabriqué par les femmes du village de Saaba. Elle gère volontiers les achats à prix corrects d’artisanat directement à Ouagadougou ce qui constitue une aide précieuse et conforte les marges des bénéfices réalisés dans les marchés et les festivals.
Des dons d’adhérents, sensibles au travail remarquable de l’association sont intervenus à quatre reprises. Ils ont été affectés au développement du projet de création de poulaillers qui viennent aider les femmes du village qui cassent les cailloux au mépris de leur santé. Nous remercions Minata Sanou-Ouedraogo : son aide précieuse lors de l’achat du matériel de savonnerie et la création de la fabrique du beurre de karité en pays gourmantché, méritait bien ces quelques marques de soutien.
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L’alphabétisation va être développée en pays gourmantché. Ousmane Sanga vient de nous présenter deux nouveaux centres pour la campagne 2016-2017 :
Villages de BANLIBOARA 150 élèves prêts à commencer et de HUNTAANDENNI 110 élèves désireux de commencer eux aussi. Les cours s’adresseront à 30 élèves par centre.
Une unité d’alphabétisation sera crée dans un local équipé existant dans un village des environs de Koupéla, KALWELGA, par un enseignant Paul Silga bien connu des adhérents depuis 2005. Il commencera à la fin de l’année après les récoltes.
La recherche de fonds pour les manuels d’alphabétisation, le matériel pédagogique aussi bien à Koupéla qu’en pays gourmantché vient de débuter et c’est Corinne Teulier, Trésorière Adjointe Responsable du suivi des activités génératrices de revenus au BF qui gère les appels à dons grâce à un solide réseau depuis l’Ile de la Réunion.
Le Bureau se réjouit du mouvement spontané de participants qui ont accepté de parrainer les trois nouveaux enseignants de ces nouvelles unités d’alphabétisation : cela accélérera le début des cours.
RAPPORT FINANCIER :
Notre impossibilité de nous rendre en 2015 au Burkina, à cause de soucis médicaux, empêchait l’élaboration d’un rapport d’activités fiable élaboré à partir de données vérifiées sur le terrain. Les comptes présentaient l’état financier (recettes et dépenses) du 15 septembre 2014 au 14 septembre 2015 et du 15 septembre 2015 au 5 mars 2016 jour de notre retour du Burkina Faso.
La situation est saine et globalement satisfaisante. Les rentrées d’argent restent stables, sachant qu’entre deux séjours, le produit des dons et des ventes d’artisanat est partiellement épargné en vue d’un prochain séjour et des projets de développement. Il a été envoyé 8247 € en 2014/2015 et 19852 € entre septembre 2015 et mars 2016. À noter que l’association a laissé 5518 € au Burkina lors du dernier séjour de février/ mars dont 3940 € consacrés au développement.
LE BUREAU DE L’ ASSOCIATION (exercice 2016 – 2017)
Jacques Chiapello, Trésorier adjoint, vit désormais en Dordogne et peut difficilement assister aux réunions du Bureau. Il ne souhaitait pas se représenter.
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Président: JEAN-MARC BRUEL domicilié à Asplos- Gelle 12700 CAUSSE ET DIÈGE
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Vice Président JEAN DA PIEDADE
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Trésorier : KAREL FAILLE
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Trésorière Adjointe Responsable du suivi des activités génératrices de revenus au BF : CORINNE TEULIER
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Secrétaire : ANNE-MARIE BRUEL-FAILLE Chargée du développement des projets d’alphabétisation pour adultes au BF
- Secrétaire adjointe MIREILLE GILLES-FARGES:
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Personnes ressources et/ou chargées de missions :
– NATACHA KOUMAN QUEZEL :Chargée de communication avec le B.F, marraine des grand-mères bannies de l’ABFAV
– MOUSSA ABDA Chargé de mission à l’organisation des festivals et des marchés
– JAN KAYSER Soutien technique pour le travail de comptabilité informatique.
L’ensemble des bilans et rapports ainsi que la composition du nouveau Bureau ont été acceptés à l’unanimité par l’ensemble des participants.















