Nous étions vingt et un présents, lors de cette réunion à laquelle assistaient : l’ensemble des six enseignants sur Zongo (Mesdames Ouédraogo, Garikoé et Tiemdrebéogo), Fada N’ Gourma (Mr Sanga et Mme Manli) et Bobo Dioulasso (Mme Sawadogo), P. Lazare Ouedraogo qui accueille l’alphabétisation à Zongo, Mme Rasmata Badini, Directrice de l’école Pouiwindin de Zongo, Minata Ouédraogo, Présidente de l’association Badenya du village de Saaba (Est de Ouaga).
Barbara et Govinda se sont chargés de la prise de notes.
Notre première tâche a été d’inviter les participants à se présenter et à nous faire apprécier leur travail en évoquant, les effectifs d’élèves adultes reçus, leurs avancées et leurs éventuelles difficultés.
Voilà rapidement quelques nouveaux :
– Seydou Traoré qui représentait Adama Tinto que son nouveau chef de service n’avait pas libéré de son travail pour venir à Ouaga. Il s’agit d’un sociologue impliqué dans plusieurs associations sociales et qui nous a aidé un maximum pour tout : enregistrements méticuleux en vue du suivi de l’ensemble des parrainages sur le terrain, mises en lien avec des partenaires valables. Il est en capacité de soutenir nos partenaires dans l’apprentissage de la rédaction des bilans, l’aide sociale aux élèves, etc.
– Désiré, Gombraogo G., oncle de Rasmata Badini, directrice de Pouiwindin, c’est lui qui la soutient depuis son veuvage. Il découvrait Zoodo et les participants le 17 février. Désiré, va prendre sa retraite fin 2016 et il souhaite s’impliquer personnellement dans notre association.
– Dominique S., une Française rencontrée dans l’avion qui fait l’alphabétisation en Français d’hommes de l’ethnie baoula tisserands /griots et musiciens constitués en association vivant à Pissy. Elle vient d’adhérer à Zoodo et a contribué avec son compagnon à l’achat de manuels d’apprentissage de seconde année qui manquaient en pays gourmantché.
– Solo S. son compagnon et élève président de l’association Izabeni à ses côtés.
– Deux collaborateurs de Minata Sanou Ouedraogo de Badenya. Un étudiant indemnisé Gaétan Ouedraogo enseignant en français des femmes et une éducatrice de jeunes enfants indemnisée Adidja Sawadogo qui garde 8 tout-petits (2 à 5 ans) de femmes seules pendant qu’elles travaillent. Elle essaie de former ces femmes à l’hygiène, l’alimentation des petits et l’organisation d’une vie saine pour la famille.
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La réunion a été un franc succès ! Ousmane Sanga, Fatimata Manli de Fada N’Gourma et Elisabeth Sawadogo de Bobo Dioulasso ne s’étaient jamais rencontrés ! Quel progrès pour eux de pouvoir enfin échanger. Pour le Bureau de Zóodo c’était le meilleur moyen, en tout début de séjour, de reprendre concrètement contact et dans la bonne humeur avec les réalités du terrain ! Il a été décidé de créer un comité de pilotage qui n’a aucune attribution financière et doit se charger de réunir deux fois par an à Ouaga l’ensemble des partenaires qui travaillent avec Zoodo et de se déplacer pour visiter les différents centres au moins une fois par an (Fada n’Gourma en particulier). Ils pensent à une nouvelle réunion à la Pension Sarah à la mi- septembre.
Nous avions laissé Sara en service de chirurgie en novembre 2013, satisfaits d’avoir pu sauver sa jeune vie. A force de persuasion, nous avons pu la faire venir de son village de Kongodjan à Bobo Dioulasso deux ans et demi après, désireux de pourvoir à l’achat d’une prothèse et de l’aider à préparer son avenir, loin des champs de sa famille car son handicap lui interdit définitivement une vie de lourd labeur.
Nous avons consulté sans tarder en service d’orthopédie mais une infection constatée par le médecin nécessitait des soins infirmiers et un traitement antibiotique de quinze jours avant que les mesures de la prothèse ne soient prises. C’est chose faite depuis le 5 mars.
La famille s’est enfin décidée après de longs mois de négociation et ce vendredi 18 mars, Sara a reçu sa prothèse et a commencé une nouvelle vie. Des particuliers ont fait l’avance du coût de la prothèse qui rend son autonomie à Sara : 180 000 fr (274 €).
Elle va habiter Ouezzinville avec une de ses sœurs non loin du centre d’alphabétisation où elles vont s’instruire et commencer un petit commerce de vente de vêtements d’occasion pour enfants sur un marché. Une chambre est louée pour elles chez l’habitant et les frais d’aménagement ont été eux aussi avancés à l’association. Sara avait besoin d’un soutien pour gérer son quotidien et c’est sa sœur qui a quitté Kongodjan pour venir l’aider.
Hier lundi Sara (en jaune sur la photo) et sa sœur Delphine (en rouge sur la photo) commençaient les cours d’alphabétisation en même temps que la nouvelle promotion 2016.
Nous demandons le soutien de ceux qui nous avaient aidé au moment où la gangrène ne présageait rien de bon. Le pécule récolté (1068 €) est dépensé depuis fin 2015 et Sara aura besoin de notre aide encore plusieurs mois. Qui accepte de la parrainer ? MERCI D’AVANCE.
Nous sommes rentrés hier de Ouagadougou après un séjour de 3 semaines, riche de belles réussites que nous allons amplement développer dans les semaines qui viennent.
Et tout d’abord, la fin du grand chantier des coopératives du pays gourmantché et un dernier mail qui nous présente les premiers savons fabriqués à Gomoré.
Quelques jours avant notre départ, Ousmane Sanga, responsable de l’alphabétisation en pays gourmantché, nous avait remis la facture des matériaux qui ont servi à la construction des bâtiments « en dur » de Tambougou :
Pour des raisons de sécurité, nous n’avons pas fait le déplacement dans la brousse lointaine de l’est du Burkina mais les photos transmises par Ousmane nous permettent de constater qu’enfin le centre est pourvu de bâtiments conformes à nos projets communs.
Le matériel pour la fabrique du beurre de karité de Tambougou et la savonnerie de Gomoré a été acheté à Ouagadougou le 18 février.
Voilà les premières photos reçues de la savonnerie de Gomoré de ce dimanche 6 mars :
Nous avions demandé à Minata Sanou-Ouédraogo, Présidente de l’association partenaire Badenya, d’aider Ousmane et Fatimata à trouver au meilleur prix sur le marché à Ouaga, le matériel des deux coopératives. L’association destinée aux femmes de Saaba gère elle aussi une savonnerie et Minata savait où s’adresser. Nous la remercions chaleureusement du temps qu’elle a consacré à traiter avec les commerçants, à conseiller Ousmane et Fatimata et à envoyer par bus le matériel à Fada n’Gourma que nos deux Gourmantchés n’ont pas pu prendre le 19 février en rentrant chez eux.
test Nous sommes prêts à partir tous les quatre : billets, visas, vaccins, et les valises se remplissent…. Nous rassurons nos familles et nos amis: vous nous connaissez, nous avons réservé personnellement une pension modeste et pas un hôtel de classe internationale et nous serons prudents. Promis !
Comment présenter aux adhérents de l’association un compte-rendu d’activités fiable, lors de l’Assemblée Générale de Zóodo le 9 avril prochain, si nous n’allons pas vérifier personnellement le développement sur le terrain ?
– Le travail des centres d’alphabétisation se poursuit au fil des mois. Combien de femmes ont-elles réussi à leur examen d’état à Bobo Dioulasso, Fada N’ Gourma et Zongo Nord ?
– Les savonneries/coopératives et autres activités génératrices de revenus pour les femmes se développent de façon satisfaisante et nous dotons enfin les centres du pays gourmantché d’une coopérative de karité et de savons.
Il y a ensuite les parrainages d’enfants et de jeunes. Vaste tâche et Barbara qui nous accompagne nous aidera dans notre travail. Amie de Rasmata Badini, Directrice de l’école Pouiwindin, depuis des années, elle se réjouit de revoir nos petits amis de cette école de Zongo. Cette année des jeunes parrainés ne se sont pas présentés lors de la rentrée des classes et nous examinerons ensemble et en direct leurs situations.
Il y a aussi l’association Badenya et Minata Sanou-Ouédraogo sa présidente qui sera à nos côtés chaque jour à Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Nous prévoyons un coup de pouce pour le poulailler dont la construction n’avance pas car il faut rebâtir les murs démolis par les pluies torrentielles des mois d’octobre/novembre.
Des partenaires parrainés attendent aussi notre visite avec impatience : Rosalie et les enfants de l’école de Zagtouli, Sara et les jeunes de l’école de couture de Yagma, Paul, Arouna, Germaine, Sara, Ruth et tant d’autres amis….
Merci pour votre soutien sans lequel cette nouvelle aventure humaine n’aurait pas lieu.
Premier article de l’année 2016. Nous avons le plaisir de vous faire profiter des photos des travaux réalisés à Gomooré en pays gourmantché. Ousmane Sanga, le responsable des centres, nous tient régulièrement informés des avancées des travaux nécessités par l’implantation d’une savonnerie coopérative dans la région est du Burkina Faso où l’association finance l’alphabétisation des femmes depuis 8 ans.
« Bonsoir JEAN-MARC
La construction de 16 tôles pour la savonnerie de Gomooré est terminée.
Je retourne à Tambougou. Ce qui nous bloque le travail c’est parce qu’ il n’ y a pas des briques. Actuellement, ils sont dans les travaux champêtres. Quand ils vont finir leurs travaux, nous allons avoir des briques pour la construction. Voilà les photos de la construction et les factures de la savonnerie de Gomooré. La dépense pour le bâtiment de 16 tôles est de 673.700 FRANCS CFA (1024,35 €). »
Merci pour tes photos détaillées, Ousmane, et pour la facture ! Nous voilà associés à la construction. C’est net et sans bavure ! Le matériel de la savonnerie et de la fabrique de karité sera acheté, avec toi, à Ouagadougou, le mois prochain. En attendant, bonne année à tous. Amitiés.
Jean-Marc et Anne-Marie
Tags: Construction d'une savonnerie coopérative Burkina Faso





















































