Webmaster le 11/09/2009
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Les bénéfices de la soirée permettront de venir modestement en aide aux habitants de Zongo, habituellement oubliés des ONG et des autorités. Les inondations du 1er septembre auront précarisé la situation économique et sociale déjà aléatoire des familles du village.

Antoine Onadja Maldia doit nous faire parvenir des photos et une évaluation précise des dégâts et de la situation des familles de Zongo. Nous vous les communiquerons dès réception.
Webmaster le 09/07/2009
Nous avons été choqués hier par un mail qui nous a appris le décès du Pasteur Michel, comme nous l’appelions tous. Il est mort, à l’âge de 54 ans, mardi en fin d’après-midi d’une crise cardiaque qui l’a foudroyé quand il rentrait chez lui à vélo après une journée de travail bien remplie.

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Michel et Hélène Dabilgou formaient un couple vraiment heureux. Ils étaient solidaires et complices, soudés par une longue vie commune faite de labeur et de privations, pour assurer la subsistance de leur famille et la scolarité des enfants. Ils rayonnaient de foi en Dieu et communiquaient leur joie, leur courage et leur optimisme à ceux qu’ils croisaient sur leur chemin.

La vie de Pasteur en brousse est chargée de missions éclectiques. Au service de chacun dans son village quelle que soit sa religion, Michel Dabilgou était enseignant salarié de l’association depuis le mois d’avril, assistant social, écrivain public, conseiller familial et conjugal… Il s’acquittait avec le sourire de toutes ces missions. Pauvre parmi les pauvres, il trouvait encore le temps de cultiver les parcelles de sa concession et d’assurer tous les travaux liés à la vie en brousse, avec des moyens techniques et financiers plus que limités.

Antoine Onadja Maldia, Coordonnateur des centres d’alphabétisation, représentera l’association lors des obsèques. Il assurera Hélène Dabilgou de notre volonté de soutien et de la solidarité de l’association.
Hélène se retrouve avec 7 enfants dont le plus jeune n’a que 9 ans. Nous l’avons assurée de notre soutien et comptons lui proposer le poste d’enseignante qui se retrouve vacant…..  Nous ne manquerons pas de vous donner de leurs nouvelles dans les semaines  et les mois à venir.
Webmaster le 24/06/2009
Nous sommes arrivés à Koupéla dans la province de Kouritenga, le vendredi 29 mai, accompagnés d’Antoine Onadja Maldia, Coordonnateur des centres d’alphabétisation.
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C’est notre ami fidèle, Paul Silga, bien connu des lecteurs de Marianne, qui a parcouru 30 km en mobylette pour venir nous saluer dès notre arrivée à Koupéla. Avant de partir en brousse pour Dapelgo, nous avons pris le temps d’échanger autour de rafraîchissements bienvenus par des températures supérieures à 40°. Des liens d’amitié entre Antoine et Paul se sont noués spontanément. Nous attendons beaucoup des futures rencontres prévues entre ces jeunes profondément impliqués dans l’avenir de leur pays. Ils sont remarquables d’idéaux, de courage et d’intelligence mis au service du bien commun.

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Chaque année, c’est avec une certaine émotion que nous revoyons l’école du village. Pour les nouveaux lecteurs du blog, l’école de Dapelgo a reçu nos premières aides informelles dès 2004. L’association ZÓODO n’avait pas encore d’existence officielle.

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Le début de l’année scolaire 2008-2009 a été perturbé par le départ de Paul Silga désormais instituteur dans le village de Zaka situé à une dizaine de kilomètres de Dapelgo. La volonté des familles qui se sont rendues massivement à l’académie n’a pas eu raison des stratégies qui organisaient une mutation disciplinaire motivée par des enjeux de pouvoir.
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Individuellement, chaque Burkinabé rêve de « gagner » l’amitié d’un Français et chaque village cherche à s’attirer la sympathie et les subsides d’une association européenne. C’est la rançon de leur extrême pauvreté et nous ne leur en voulons pas.  Ces facteurs parasites sont contraignants : nous ne pourrions pas nous passer d’aller chaque année sur le terrain et de gérer chaque dossier au plus près et sans naïveté.

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Paul Silga nous a néanmoins accompagnés jusqu’à l’école de Dapelgo pour que le contact et le travail avec le nouveau directeur de l’école Sylvain Kaboré débutent sans retard et dans de bonnes conditions. Les enseignants ont en commun cet amour du travail bien fait qui nous touche.
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Nos premiers échanges nous permettent d’envisager sereinement un partenariat avec Sylvain Kaboré dans l’intérêt de l’école, de ses élèves et en particulier des jeunes orphelins que certains de vous ont parrainés en septembre 2008.
Dans son dernier message reçu samedi 20 juin Sylvain nous apprend : »J’ai le plaisir de vous informer que les élèves de Dapelgo candidats à l’examen du Certificat d’Etudes Primaire ont tous été admis (100%) au cours de cette année scolaire 2008/2009. Nous voulons partager cette joie avec vous et vous dire merci pour les divers soutiens que vous nous avez accordé et qui ont concouru à l’obtention d’un tel résultat. »

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Peu d’enfants ont la chance de poursuivre leur scolarité au collège.
C’est acquis pour le jeune Haruna, grâce au soutien financier d’un parrainage trouvé au sein de l’association. Il va commencer ses années de collège, en sautant deux ou trois classes, les enseignants se penchent sur son avenir prometteur…
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Et puis des enfants qui seraient déscolarisés sans leurs parrains ou marraines de l’association. Les familles  de ce village peinent à envoyer les enfants à l’école. La mort de leur père prive souvent ces enfants d’avenir.
Pascaline, élève de CE2
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Germaine, élève de CM1
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Abel, élève de CM2
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Martial, élève de CM2
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Pierre, élève de CE 2

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Nous comptons bien poursuivre nos efforts envers ces enfants. Rendez-vous fin août /début septembre, pour préparer leur rentrée !

Webmaster le 17/06/2009
Avec leurs bicyclettes, ils parcourent quotidiennement plusieurs dizaines de kilomètres de routes peu pratiquables, pour dispenser leur savoir aux habitants des petits villages de brousse qui en font la demande. Telle est la mission quotidienne de Ousmane Sanga et Michel Dabilgou. Avoir un salaire pour ce travail constitue une nouveauté pour eux.
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Ousmane alphabétise les villages de brousse du pays gourmantché depuis de nombreuses années. Il est devenu formateur des enseignants en gourmantchéma. Michel Dabilgou est un de ses élèves.

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Dans les villages de brousse, les habitants logent tous dans les huttes tradtionnelles. Michel et sa famille remplacent la paille de mil des huttes de leur concession.

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Pour l’alphabétisation, Michel Dabilgou construit lui-même des locaux durables, aidé par quelques villageois : difficile de trouver plus motivé, n’est-ce pas ?

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En attendant, le nouveau « Hangar du Savoir « du village de Gomoré reçoit 30 élèves. En « période d’hivernage » les pluies diluviennes et les chemins détrempés limitent les déplacements des personnes mais les villageois s’inscrivent nombreux pour la rentrée d’octobre.
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Le modèle andragogique -science de l’enseignement au bénéfice des adultes- du centre « Bangr Zaandé » de Zongo guide le travail de notre équipe gourmantché. Michel Dabilgou a effectué un stage dans le centre de Zongo.
Hélène Dabilgou s’occupera de l’atelier de production de savon et du développement d’activités génératrices de revenus complémentaires pour les familles. Partout au Burkina Faso, les gens sont contraints de travailler à la survie quotidienne de leurs familles : prendre des cours d’alphabétisation représente un luxe et nous destinons notre aide aux plus démunis.
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« Bienvenue Zóodo et CBZ Centre Bangr Zaandé au Centre Lonni Suma (CLS) : Vous êtes ici chez vous dans la belle ville de Sya (ancien nom de Bobo Dioulasso). »
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Au cours des présentations, nous nous apercevons que nous payons Jérôme et Agnès mais qu’en fait quatre personnes travaillent avec enthousiasme sur le site. Aboubacar et Roland ont toute leur place dans les projets d’alphabétisation, les projets culturels, artisanaux et touristiques du centre que Jérôme ne tarde pas à nous exposer avec sérieux et compétence.
Nous acceptons le projet et ses quatre acteurs. Ils nous offrent une belle démonstration d’amitié car Antoine, le Coordonnateur (à gauche) nous explique que Jérôme et Agnès partagent leurs salaires avec leurs deux amis. Antoine leur a permis de  travailler à quatre au projet du centre et de présenter leur travail « aux Bruel qui doivent trancher »… Ces jeunes nourrissent leurs familles avec l’argent reçu.

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Notre équipe ne travaille pas seule, les jeunes nous expliquent que leurs aînés sont des bibliothèques vivantes et qu’ils se priveraient de ressources inestimables s’ils omettaient de les consulter. Ils ont cherché les conseils avisés de deux personnes réputées pour leur sagesse dans le secteur.
Roland nous explique qu’à notre retour en France, nous n’aurons pas à nous soucier pour la bonne gestion du centre et la fiabilité des projets : les jeunes entre eux peuvent se tromper, faire fausse route ou gaspiller inutilement leur énergie mais leurs aînés qui sont des sages suivent les projets de leur conception à leur mise en oeuvre, c’est un facteur de succès. Ils assistent bénévolement par amour du travail bien fait et du bien commun aux réunions de travail. Les anciens savent  d’expérience quelles dispositions donneront les meilleurs résultats dans le futur et savent reconnaître les idées qui n’aboutiront pas ou seront source de retard et de difficultés.
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Monsieur Aboubacar Bassolé.

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Henri Bosco Bayo, burkinatologue, spécialiste de la psychologie, de l’histoire, des coutumes, des 66 peuples du Burkina Faso. Il y a bien des égyptologues….

Mais nous revenons à des aspects plus concrets, en poursuivant nos découvertes par la visite guidée des lieux. Nous savons que nous allons apprécier notre séjour à Lonni Suma loin de la vie trépidante de Ouagadougou.
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Agnès est fière de nous faire découvrir la salle de bains de grand luxe pour le Burkina Faso.
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Nous allons acheter des matelas pour pouvoir passer le séjour sur les lieux.
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La visite du terrain derrière la maison nous réserve une nouvelle surprise : l’ancien locataire est parti avec les tôles et les piquets du hangar qui doit accueillir l’alphabétisation et les divers artisans. Les propriétaires âgés n’ont pas fait de recherches ! Voilà 450 € imprévus  à trouver rapidement ! Il faudra attendre les ventes d’artisanat en France lors des marchés et festivals de l’été…. Les élèves des cours d’alphabétisation s’installeront sur la terrasse ou dans le magasin qui donne sur la rue en attendant mieux.
Ces jeunes et leurs projets sont pleins d’espoir pour l’avenir. Nous les avons cotoyés pendant quatre jours et avons pu apprécier leur sérieux et leur motivation profonde. Le centre devrait être en capacité de s’autogérer d’ici un an. Nous sommes déterminés à trouver les moyens financiers pour les aider à avancer sur le terrain et à concrétiser leurs nombreux projets.