Ousmane Sanga, l’enseignant responsable de l’alphabétisation à Fada N’Gourma et sa région, vient de nous envoyer un message : trente femmes ont débuté le cycle d’apprentissage bilingue (gourmanchéma/français) dans le village de Gomoré.

Les femmes ont eu le plaisir de trouver un bloc sanitaire (douches, latrines) qui est venu améliorer le confort du centre depuis le mois de décembre, grâce à un don généreux de Mireille qui nous accompagnait lors de notre séjour annuel du mois de novembre 2013.
Le groupe du village de Tambougou est composé de 30 femmes et 6 hommes ce qui représente un net progrès car depuis 2009, seulement deux hommes ont réussi le diplôme officiel.
Ousmane nous rassure : tout se passe bien ! Cependant un complément de fournitures serait le bienvenu et en particulier des livrets gourmantchéma/français pour que les nombreux élèves puissent travailler dans de meilleures conditions.
Merci de votre fidèle soutien qui permet aux communautés de progresser : nous rappelons les résultats parfaits aux examens en 2013 puisque 120 adultes des 4 centres ont réussi au diplôme officiel** soit un taux de succès de 100%.
**« – L’Aphabétisation Initiale ( AI ) avec des cours d’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul pour donner à l’apprenant une maîtrise de la lecture courante et expressive, une aptitude à s’exprimer par écrit, une connaissance parfaite des mécanismes et du sens des 4 opérations et une capacité à résoudre des problèmes simples et pratiques du vécu quotidien;
– La Formation Complémentaire de Base ( F C B) destinée notamment à consolider chez l’alphabétisé issu des AI les acquis en terme de savoir, savoir-faire et savoir être pour davantage comprendre les problèmes de son milieu, avoir conscience de ses devoirs et droits et participer de manière conséquente au développement socio-économique de sa communauté. »
Tags: Alphabétisation des adultes en Gourmantchéma Burkina Faso
Depuis fin 2013, le Bureau de ZÓODO a donné leur indépendance aux centres d’alphabétisation qui poursuivent leurs activités sans coordonnateur sous la responsabilité des enseignants. Courant janvier, Elisabeth Sawadogo nous a demandé l’appui d’un conseiller technique, Casimir Ouédraogo, avec lequel elle travaille depuis deux ans à l’informatique et à ses rapports d’activités. Casimir a été formé aux fonctions de formateur d’animateurs, de Directeur de services sociaux et de loisirs par l’association VALT 33 de Bordeaux grâce aux financements du Conseil Général de la Gironde en Aquitaine. Il a accompli tous ses stages depuis le BAFA, sur le territoire français ce qui facilite la communication entre nous.
Casimir Ouédraogo nous a proposé l’hébergement gratuit dans les locaux du centre social qu’il dirige à Ouezzinville.
Le Bureau a accepté sa proposition qui permet de convertir le montant du loyer payé à la propriétaire du centre Loni Suma, en aide au développement des activités d’alphabétisation et de la savonnerie. Une page vient d’être tournée avec le déménagement des locaux :
La demande en savons est forte à Ouezzinville et les femmes se sont remises sans tarder au travail de leur atelier sous le hangar réinstallé dans la cour de l’APEJE.
Déjà, s’instaure la concertation entre Casimir et les femmes responsables de la savonnerie. Les femmes se retrouvent dans les locaux du centre social du quartier, plus que jamais motivées par l’amélioration des conditions de vie de leurs familles.
Merci Casimir pour ta main tendue aux femmes de ton quartier ! Nous sommes satisfaits de cette nouvelle impulsion donnée aux activités des femmes de Ouezzinville.
Tags: Activités génératrices de revenues femmes de Bobo Dioulasso Burkina Faso
« Il était environ 8 h du matin quand les femme du quartier de Ouézzin-Ville commençaient à envahir le centre Loni Souma pour la reprise des classes d’alphabétisation pour la saison 2014. Les femmes qui étaient présentes, sont les nouvelles femmes du quartier qui se sont intéressées à l’activité lucrative que représente la savonnerie récemment démarrée dans le centre. On assiste également à la présence des femmes de l’année passée venues soutenir massivement les nouvelles rentrantes et souhaitent se perfectionner dans l’alphabétisation de la gente féminine à Bobo Dioulasso.
Au démarrage 20 femmes étaient attendues pour des raisons diverses certaines femmes sont venues en retard et ont promis de faire mieux pour la prochaine fois. Il faut 30 élèves pour cette année académique, la mobilisation des autres femmes viendra naturellement gonfler les rangs et grâce aussi à la savonnerie ses femmes se réunirons quotidiennement pour s’évaluer et progresser ensemble durant toute l’année. 
Mais comme dans toute activité, les difficultés pointent déjà car les femmes commencent à être nombreuses et l’intégration au niveau de la savonnerie est sujette à caution, car la quantité de la fabrication de la savonnerie ne peut pas satisfaire toutes les femmes partie prenantes lors des activités, donc il va falloir vite résoudre cette problématique qui est la quantité de production du savon afin d’attirer l’intérêt que suscite l’activité génératrice de revenus pour les femmes du quartier. Autre difficulté majeure, la supervision du représentant du ministère concernant les livres pour les femmes car le ministère exige que des copies soient faites en lieu et place des originaux car les autorités ne disposent pas de livrets pour l’ensemble des centres d’Alphabétisation de Bobo.
Au niveau de la vente des savons comme dans notre précédent rapport, on soulignait la méthode de vente des femmes dans le quartier qui consiste à la vente de proximité (vente à crédit) les ventes à crédit permettent à toutes les femmes de se procurer du savon et de le payer par tempérament. Ça marche si bien que du jour au lendemain tout est pris et les femmes du centre récupèrent l’argent chaque jour (en moyenne 100 f CFA) ce qui fait que tous 3 ou 4 jours les savons sont écoulés et les encaissements peuvent leur prendre 5 à 6 jours.
Et comme des clientes commencent à se constituer revendeuses, elles viennent au centre pour acheter en quantité, du coût la hausse de la productivité est à prendre sérieusement en considération. Et même, certaines femmes non loin du centre vendent pour elles mêmes dans la rue et devant le centre afin de sensibiliser les acheteuses potentielles. Les femmes s’intéressent beaucoup aux activités du centre ainsi qu’à l’Alphabétisation des femmes dans le quartier, car en matière d’Alphabétisation le centre Loni Souma est le seul centre en la matière dans le quartier.
L’une des femmes du centre expose ses boules de savon fraîchement fabriquées aux acheteurs.
Ici les femmes revendeuses viennent s’emparer de leur marchandise au centre Loni Souma.
Les nouvelles femmes qui sont dans l’attente d’une augmentation de la production de la quantité de savons pour être elles aussi dans le processus des heureuses bénéficiaires.
Merci à nos amis Français pour leur aide. Aidez-nous à poursuivre le développement qui profite à toutes les familles de Ouezzin ville! Elisabeth et Casimir. »
Nos collaborateurs en pays Bobo ont trouvé un photographe qui s’est déplacé à Kongodjan, village perdu dans la brousse à une heure de voiture de Bobo Dioulasso. Nous cherchions à vous donner des nouvelles fraîches de Sarah Guiré que nous avons sauvée tous ensemble de la gangrène au mois de novembre 2013, lors de notre séjour annuel au Burkina Faso.
La somme importante recueillie il y a cinq mois, permet à Sarah de se nourrir correctement et de s’acquitter de ses factures médicales mensuelles : pharmacie, visites du « Major » du secteur (cadre infirmier) qui vient pratiquer les soins requis plusieurs fois par semaine.
La cicatrisation progresse mais l’intervention est encore récente et Sarah devra patienter quelques temps encore pour pouvoir porter une prothèse qui lui permettra de reprendre quelques activités et d’envisager son avenir de façon plus sereine.
Avec le passage au CE, 1 il y a encore des abandons….. 76 élèves inscrits.
Le programme est toujours aussi chargé aux cours élémentaires. On retrouve les matières du CP : lecture, langage, calcul, écriture, éducation morale et civique, dessin, orthographe…… Mais aussi : dictée préparée, vocabulaire, grammaire, conjugaison, expression écrite, opérations, problèmes, histoire, géo, activité physique de production (?)
Classe du CE2 … il ne reste plus que ….48 enfants.
La vie est tellement dure pour certaines familles que l’école est abandonnée…..
Quel dommage pour ces enfants !
Aux cours moyens on retrouve les mêmes matières qu’au CE, mais en plus : activités dirigées et élocution.
Elocution en français, langue officielle. Tous ces enfants ont appris le français à l’école , chez eux ils parlent la langue locale : le mooré (langue locale de Ouagadougou), le fulfulde (langue des Peuls), le dioula (langue des Bobos), etc….
CM1 : 49 élèves très disciplinés.

Parfois, dans la cour, d’autres êtres s’invitent…. Des fillettes chargées de famille dont le rêve est d’aller à l’école…

Lorsque nous sortons d’une telle école, où nous avons rencontré cette Dame, ces enseignants dévoués, ces enfants pleins d’espoir, nous sommes songeurs….
Et Madame Badini n’a pas fini : « Ma vision est que cette école devienne un complexe scolaire dans les années à venir pour que les élèves puissent aller très loin dans les études. » ………
Mireille Gille-Farge
Secrétaire Adjointe aux parrainages d’enfants
Tags: Classes primaires surchargées Burkina Faso, Scolarisation des enfants Burkina Faso, Sureffectifs dans les classes primaires Burkina Faso








































