L’éducation est un droit humain fondamental essentiel pour les peuples en quête de progrès économique et social.

ÉLèves du centre Loni Suma de Bobo Dioulasso

Le Burkina Faso est l’un des pays les moins alphabétisés au monde avec plus de 75 % d’analphabètes parmi les adultes avec 78,2 % des hommes et 84,8 % des femmes et un taux de scolarisation de 44.6% (données UNICEF). Ainsi, le pays souffre fortement du manque d’enseignants au niveau du primaire. Dans tout le pays, l’interruption des cours et les classes de plus de 120 élèves sont monnaie courante.

  • « Le français reste la langue officielle, mais il n’est réellement compris que par environ 20 % de la population. Malgré le poids démographique imposant des langues nationales au Burkina, le statut de langue officielle et celui de langue internationale font en sorte que la français pèsent progressivement dans la vie sociale et économique du pays. Cela dit, la langue véhiculaire à Ouagadougou reste le  mooré (langue des Mossi). La mosaïque des langues dans le pays justifie le recours à une langue de communication interethnique.

 

  • Les langues nationales

Parmi la cinquantaine de langues parlées, trois langues ont le statut de langues nationales: le mooré , le dioula et le foulfoudé (ou fulbé appelé aussi poular ou peul, selon les régions). Le mooré, langue des Mossis est la langue la plus répandue. Parlée par 53 % de la population du Burkina, c’est surtout la langue des Mossis et des Gourounsis. Le mooré est aussi parlé dans les pays voisins tels que le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Mali; on peut estimer le nombre de locuteurs du mooré à cinq millions. Le dioula (8,8 %), dérivé du bambara, est la langue du commerce. C’est la langue véhiculaire de l’Afrique de l’Ouest, connue et utilisée historiquement du Sénégal au Nigeria par tous les commerçants; on estime que de trois à quatre millions de personnes peuvent s’exprimer dans cette langue (langue maternelle et langue seconde). Le foulfoudé (6,6 %), appelé aussi poular ou peul, est la langue des Peuls; le nombre de ses locuteurs de tous les pays se situe autour de trois millions.

Suivent des langues comme le bissa (3 %), le lobi (2,7 %), le lyélé (2,1 %) et le marka (1,9 %). Parmi ces dernières langues, le peul est parlé par au moins quatre millions de locuteurs dans le reste de l’Afrique. Selon les services de statistique de l’Institut national d’alphabétisation (INA), les langues dans lesquelles les Burkinabés sont alphabétisés sont les suivantes: le sissala, le kasena, le gulmacema (langue du pays gourmantché), le dioula, le dagara, le lobi, le san, le sonraï, le tamachek, le bwamu, le cara, le zarma, le haoussa, le cerma, le samo, le bobo, le bissa, le nankana, le liyélé, le sikité et le winen. »

Source < « http: //www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/burkina.html »>

Notre association ZÓODO se consacre essentiellement à l’alphabétisation des adultes (95 % de femmes). Les programmes sont enseignés en trois langues :

  • À Ouagadougou : le mooré,

  • À Bobo Dioulasso : le dioula,

  • À Fada N’Gourma : le gulmacema.

Après deux ans d’enseignement dans leurs langues maternelles, les élèves reçoivent une initiation au français. Ces cours existent déjà depuis trois ans à Zongo, les enseignants des centres de Bobo Dioulasso et Fada N’Gourma sont en cours de formation.

Les adhérents de l’association qui se rendent au Faso donnent ponctuellement des cours de conversation en français aux élèves qui apprennent volontiers la langue usuelle utilisée à Ouagadougou, dans les administrations et par leurs enfants à l’école.

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2 commentaires sur L’ANALPHABÉTISME AU BURKINA FASO

  1. Jean-michel dommerque dit :

    Quel est le taux d’analphabetes chez les enfants?

    • Zoodo dit :

      Taux net de scolarisation à l’école primaire (%) 2008-2011*
      63.2 % (UNICEF) Je sais que c’est 50 % de scolarisation pour les garçons et de 40% pour les filles. Le taux est de 75 à 80% en milieu urbain mais en brousse, il tombe au dessous de 10%.Merci pour votre intérêt pour ces enfants là-bas. Autre problème les enfants qui ne sont pas à l’école travaillent.

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