A Bobo Dioulasso, Casimir Ouedraogo nous fait part d’une bonne nouvelle : la Formation en informatique proposée par Zoodo France est appréciée par les enseignantes.

«Aussitôt elles ont vraiment vu là une bonne opportunité de se former aux Nouvelles Technologies de l’information et de la communication à travers l’informatique. Elles souhaitent pouvoir mieux communiquer sur leur travail qui est leur passion et voire même une partie de leur vie. Donc à travers cette session de formation qui durera 3 mois et leur permettra de se mettre au diapason de la communication avec les partenaires et les autres structures de l’association Zoodo dans les autres localités du Burkina et
ailleurs.
Les deux enseignantes possédent leur propre adresse mail. Elisabeth et Rachel continuent leurs cours d’informatique, et s’améliorent et espèrent d’ici là transmettre des comptes rendus merci.»

De son côté, à Zongo village de la banlieue de Ouagadougou, Arouna  Sandwidi a proposé également une formation informatique aux trois enseignantes du centre d’alphabétisation : Minata Ouedraogo, Mamounata Tiendrébéogo et Alimata Garikoé.

«Bonsoir comment vous portez vous? Chez moi, ça va.

J’ai été à ZONGO le mercredi passé et on n’avait pas eu de cyber pour travailler. J’y suis retourné aujourd’hui avec un ordinateur et on a appris la saisie sur Word. La prochaine fois nous nous rendrons dans un cyber pour apprendre comment ouvrir une boite email. Elles étaient toutes contentes de cette initiation. Ci-joint des photos.»

Rasmata Badini qui héberge le centre d’alphabétisationdans les locaux de son école est venue soutenir les stagiaires :

Définie comme une priorité par le Bureau de Zoodo France, ce nouvel accès à la communication internet et au traitement de texte va permettre une simplification de la communication avec les différents centres d’alphabétisation. Les prochaines stagiaires devraient être initiées courant octobre en pays gourmantché. Arouna accompagnera Corinne et Mireille du Bureau de Zoodo France à Fada N’ Gourma. Fatimata Manli et Nafisatou Toguyéni recevront elles aussi la précieuse initiation ….

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Comme entendu, notre ami Casimir nous présente, ce mois-ci, Madame Rachelle Sodré : âgée de 52 ans, enseignante du centre Yeleen Sira-26 du secteur 26 de Bobo. Elle dispense les enseignements officiels des programmes d’alphabétisation des adultes en langue Dioula à 23 femmes du quartier non-loti de Sarfalao.

 

Rachelle souhaite ardemment attirer plus de femmes intéressées par l’alphabétisation grâce à des activités génératrices de revenus, telle que la savonnerie qui constituerait un véritable pas pour un développement du centre Yeleen Sira-26.

 

Sous l’impulsion de Rachelle une fabrique de beurre karité a été également créée. Le Karité rentre dans la composition du savon fabriqué dans le centre. Cet essentiel produit de beauté des femmes du Faso est également commercialisé en pot par la coopérative. Il est vendu dans le quartier et ses environs.

« Certes, il est difficile ton combat contre l’ignorance et la pauvreté, Rachelle ! Ne baisse pas les bras !

Nous lançons un appel à dons aux adhérents et sympathisants de Zoodo. Ces dons iraient à l’achat du matériel complémentaire qui vous permettrait, Élisabeth et toi, de développer vos activités.

Nous sommes à vos côtés depuis des années, ne l’oubliez pas.

Amitiés à toutes

Anne-Marie et Jean-Marc Bruel»

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Casimir Ouédraogo, ami et soutien de Zoodo à Bobo Dioulasso depuis de nombreuses années, a aidé les enseignantes à faire le point sur leurs activités. Nous commençons ce mois-ci par Elisabeth Sawadogo fidèle à son poste depuis janvier 2010.

«Bonjour Anne Marie et Mr Bruel

Comment allez-vous ? Ici à Bobo tout va bien ainsi que les activités des 2 centres Yeleen Sira. Celui d’Elisabeth basé au secteur 25

&  celui de Rachelle Sodré Yeleen Sira-26  basé à au secteur 26 de Bobo Dioulasso…

Présentation de Madame Élisabeth Sawadogo : femme très dévouée à la cause de l’alphabétisation et des femmes de tous âges, en témoigne son palmarès qui parle de lui même.

Enseignante depuis belle lurette au sein de l’Association Zoodo-Burkina et qui a eu à former bon nombre de femmes qui ont obtenu les diplômes de l’alphabétisation auprès du Ministère de l’enseignement de base au Burkina Faso. Âgée de 53 ans et mère de 5 enfants, Élisabeth enseignait depuis 2010 à Ouezzinville où elle se rendait à pieds ce qui représentait un long trajet d’une heure fatiguant et dangereux dans la circulation. Elle a demandé en 2016 à aménager son propre domicile comme centre pour l’alphabétisation. Zoodo a fait réaliser les travaux d’ étanchéité des espaces couverts extérieurs pour que les cours puissent avoir lieu par temps de pluie. Après quelques mois de fonctionnement, cela a permis de réduire le coût très considérable d’une location de locaux pour le centre Yeleen Sira du secteur 25.

Élisabeth enseigne à une  promotion totale de 27 élèves toutes âgées de 30 à 70 ans.

Il est à souligner que le centre œuvre également pour les activités créatrices de revenus pour ces femmes qui sont inscrites pour l’alphabétisation, ce qui leur permet de subvenir à leurs besoins financiers ayant comme activité principale, la savonnerie qui est la 2ème activité après l’alphabétisation.

Et comme toute activité, il y a les difficultés qu’elles rencontrent : le manque de matériel, de bancs, de livres, pour la savonnerie là aussi le manque de matériel et de produits en quantités suffisantes ralentit considérablement l’activité. La production de  quatre moules par atelier de fabrication ne permet pas à toutes les femmes de pouvoir s’approvisionner pour la revente et d’obtenir des bénéfices pour subvenir au panier de la ménagère. Ensuite d’autres apprenantes ont véhiculé des doléances telles que l’aide à l’obtention de verres correcteurs pour pouvoir améliorer leur vision sur les cahiers. Pouvez vous prendre en considération aussi des demandes de parrainages d’enfants de mères isolées au niveau des centres ?»

Casimir Ouédraogo

Merci  Casimir pour ton article clair et réaliste. Nous nous penchons actuellement sur l’organisation d’une nouvelle réunion générale à la Pension Sarah de Ouagadougou.  Elle devrait avoir lieu mi-septembre au début du séjour de Corinne Teulier, Trésorière adjointe au développement des activités génératrices de revenus pour les élèves des Centres d’alphabétisation et de Mireille Gilles-Farges, Secrétaire adjointe aux parrainages d’enfants et de jeunes. À cette date, le Bureau de Zoodo France aura réfléchi à vos requêtes. Corinne et Mireille auront des éléments de réponse et vous pourrez en discuter ensemble.

Amitiés à tous.

Jean-Marc et Anne-Marie Bruel

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Les enseignantes de Zongo et leurs élèves sont chères au cœur des membres du Bureau de Zoodo et des adhérents des débuts de l’association et de son travail d’alphabétisation des adultes. Chacun de nos séjours dans notre cher Faso est l’occasion de rencontrer ces dames devenues des amies au fil des années.

Les conditions d’apprentissage des 79 femmes de Zongo, village non-loti de l’ouest de Ouagadougou et les conditions de travail de leurs trois enseignantes sont au centre de nos préoccupations depuis 10 ans. Nous saluons les engagements des enseignantes fidèles à leur poste depuis 2008 et de leur plus fidèle alliée Rasmata Badini, directrice de l’école Pouiwindin qui consacre sa vie à l’alphabétisation des habitants du village.

Nous y avons envoyé notre fidèle Arouna Sandwidi qui n’a pas hésité à prendre son vélo depuis son village de Saaba  situé « aux antipodes » de Zongo à l’est de Ouagadougou pour conduire deux réunions de concertation les 25 avril et 31 mai. Nous le remercions pour son compte rendu de réunion qui nous aide à évaluer la situation à Zongo.

 

L’ETAT D’AVANCEMENT DES COURS

Selon les deux enseignantes du centre de ZONGO-POUIWINDIN (Aminata OUEDRAOGO et Mamounata TIENDREBEOGO) les cours se déroulent bien malgré les difficultés qui ne manquent pas.  C’est la période de chaleur, le commerce de la glace est très bénéfique à cette période ce qui fait que la majorité des femmes inscrites s’adonnent à cette activité  et notre classe reste presque vide pendant les cours, a dit Aminata OUEDRAOGO.

 

LES DIFFICULTES

  • Les femmes viennent nombreuses  au début mais n’achèvent pas toujours la formation car la vie est difficile à Zongo et les familles sont occupées par leur survie.
  • Les enseignantes en période de pénurie alimentaire peinent à trouver une motivation générale à l’ égard  des apprenantes. Elles demandent si possible d’organiser une cérémonie de clôture chaque fin d’année où les meilleures seraient primées.
  • Les prix des matières premières pour la fabrication du savon et du soumbala ont connu depuis un an une augmentation record, ce qui fait que l’achat au détail de celles-ci n’offre pas de bénéfice sinon occasionne une perte. Actuellement seule la fabrication occasionnelle de gâteaux apporte un peu d’argent aux femmes.
  • Le Bureau de Zoodo déplore la situation des femmes qui ont été victimes en 2013/2014 d’individus sans scrupule qui les ont dépossédées, sans être inquiétés, d’une partie du matériel de savonnerie, d’un  hangar et de deux petits locaux qui leur avaient été offerts lors des débuts du centre.  Le poids des traditions gêne ces 82 femmes qui n’arrivent pas à constituer un collectif et démarrer  les démarches officielles qui leur permettraient de faire valoir leurs droits.

LES ATOUTS

  • Le matériel didactique reçu. C’est la Présidente de Tiigs-Taab Zoodo, Minata Ouedraogo qui en avait fait la demande, à l’inspection de l’enseignement non-formel de Koudougou lors de l’inauguration du nouveau centre, a obtenu des livrets de formation qui apportent un essor au centre.

Ces livrets sont à l’usage des élèves et des enseignantes qui enseignent à Pouiwindin et à celle de l’antenne de Zongo nord dirigée par Alimata Garikoé.

De gauche à droite : Alimata Garikoé, Mamounata Tiendrébéogo, Aminata Ouedraogo, Rasmata Badini

  • Le centre dispose des moyens (locaux et matériel) mis généreusement à disposition par Rasmata Badini, Directrice du complexe scolaire.

  • L’APPRECIATION DE LA FORMATION PAR LES APPRENANTES

A la question de savoir  si leur formation leur est utile, elles disent d’être très satisfaites. Cela leur permet de pallier leurs lacunes dans la vie courante. Elles demandent aux amis français de continuer à les soutenir.

NANA Awa,  une apprenante avec laquelle nous nous sommes entretenus nous dit : « tu vois ce qui me fait mal c’est que parmi mes amies, je suis la seule qui ne sais lire ni écrire. Parfois elles se moquent de moi. Une fois on m’a indiqué un lieu que je ne connaissais pas, j’y suis passée et repassée sans retrouver. Quand j’ai appelé on m’a dit que c’était à l’endroit où j’étais arrêtée. Il y avait une pancarte bien écrite mais je ne savais pas lire. C’est alors le moment pour moi de mettre fin à cette ignorance. Je demande aux amis français de continuer à nous aider. »

Les apprenantes mères d’élèves de l’école Pouiwindin ont souvent leurs enfants parrainés par des Français et bénéficient des efforts consentis en période de famine ce qui aide les familles. En apprenant, elles mêmes elles aident de façon très appréciée leurs enfants dont les résultats scolaires sont améliorés. La directrice de l’école, Rasmata Badini est satisfaite de la source de progrès humain et social que constitue la présence des unités d’alphabétisation dans le village.

LE MOT DU PRÉSIDENT DE ZOODO FRANCE

 » Chères amies de Zongo,

Vous vivez et souffrez sans bruit à Zongo. A 4500 km, nous souffrons aussi Anne-Marie, les amis membres du Bureau  et moi de constater, que personne ne s’est présenté à ce jour pour vous aider à relever la tête et à faire valoir vos droits : celui de rentrer en possession de cadeaux que l’association Zoodo vous a offert et que vous ne pouvez, ni ne savez faire respecter. Pouvoir coutumier, autorités administratives à quelle(s) porte(s) finirez vous par taper peut-être un jour ? Pour nous Européens quel monde redoutable que celui dans lequel vous essayez d’avancer ! QUI SE LÈVERA AU PAYS DES HOMMES INTÈGRES POUR VOUS AIDER. QUI DONC ?

Amitiés.

Jean-Marc Bruel

Président »

« École Pouiwindin  –    Zongo                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         Burkina Faso

                                                          Unité Progrès Justice
 A  Monsieur le Président de  l’Association Zoodo

   Objet : remerciements

 

   Monsieur le Président,

      Je viens par la présente lettre au nom de toutes les familles bénéficiaires des vivres et en mon nom propre  transmettre nos sincères remerciements à Monsieur Jean Marc et Anne Marie Bruel, au bureau de Zoodo,  aux membres de  l’Association Zoodo et à toutes les personnes de bonnes volonté qui ont contribué aux achats de vivres.
Ces dons ont beaucoup soulagé ces familles en cette période difficile. Nous vous souhaitons une longue vie et pleins succès dans toutes vos activités.
                                          Madame Badini,
                                     Directrice de l’école »

Nous sommes touchés par ces remerciements et les photos de la distribution des céréales aux familles. Les parrains et marraines des 48 enfants et jeunes parrainés par des adhérents de l’association, des adhérents de Zoodo ont été interpellés par votre appel à l’aide. Nous sommes nombreux à nous sentir concernés par l’avenir des enfants de Zongo.
Merci pour l’organisation de cette distribution. Vous faites preuve d’un militantisme social qui dépasse amplement vos missions de Directrice d’école.
Merci pour votre beau travail.
Amitiés.
Jean-Marc et Anne-Marie Bruel

Pour le Bureau de ZOODO